Theme de la journee institutionnelle dans mon etablissement... merci de m apporter quelques pistes...

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Commentaire de Rozenn le 4 octobre 2017 à 21:58

au-delà de la plaisanterie, il y a effectivement un problème posé : l'institution peut-elle constituer en elle-même un espace pour l'accueil du "ça créé" ?

le ça-créé peut-il être instituant et où/quand ? 

autant je rejoins Joseph sur l'espace de supervision, autant je pense aussi que les réunions peuvent constituer un espace aussi 

Commentaire de Rigaud Laurent le 5 octobre 2017 à 7:37

L'institution c'est poser l'INTER-DIT afin de chercher le sens. L"institution c'est le sens cherché.

L'établissement c'est poser l'INTERDIT afin d'installer le sens... de le donner. L'établissement c'est le sens donné.

Vol au dessus-d'un nid de coucou. Jack Nickolson ... Mc Murphy... le trublion arrive avec toute sa vie au sein de l'hôpital psychiatrique... il cherche l'institutioj.

Louise Fletcher, Miss Ratched, l'infirmière en chef... gère le même hôpital psychiatrique... Elle fixe l'établissement.

D'une certaine manière travailler dans une institution... ou plutôt travailler à fonder l'institution serait de faire en sorte d'y faire entrer la vie. 

Commentaire de Rigaud Laurent le 5 octobre 2017 à 7:41

Hier au boulot je me suis retrouvé dans la pièce nommée "salle des casiers". Une collègue est entrée... elle a un cul magnifique, mais je ne l'ai pas touché...

Commentaire de Joseph Rouzel le 5 octobre 2017 à 18:32

C'est vrai Rozenn, là où l'on SE ça parle se tisse l'institution, sur fond d'établi-ssement... Il s'agit donc d'une forme d'institutionnalisation permanente, un peu comme Leon Trotsky parlait de révolution permanente... 

Commentaire de Rozenn le 5 octobre 2017 à 21:28

oui, c'est comme cela que je le vois, perçois, ressens ... ce mouvement

une utopie peut être

mais parfois c'est aussi bien réel 

Commentaire de Rozenn le 5 octobre 2017 à 21:30

je pense qu'une analogie avec l'Histoire de l'art est possible 

Commentaire de Joseph Rouzel le 6 octobre 2017 à 7:40

C'est à dire, l'histoire de l'art? 

Commentaire de Stéphanie DELAVEAU le 6 octobre 2017 à 16:15

l Institution est une structure sociale dotée d'une certaine stabilité dans le temps. Elle est faite d'un ensemble de règles tourné vers une fin qui participe à l'organisation de la société.

En quoi l'institution participe t elle au désir? En fabrique t elle?

A mon sens si elle n'en crée pas du désir, elle semble pouvoir apporter un ensemble de règles, une stabilité dans le temps qui participerait à un possible. En cela, l'institution permettrait à notre désir de s'exprimer, participerait à notre "mouvement"?

Si elle permet notre "mouvement", alors on peut penser qu'elle puisse également "figer". Ce qui, à mon sens, aurait pour effet d'étouffer tout désir.

Pour que le mouvement puisse exister, il faut que le désir soit entendu, reconnu institutionnellement et que cette même institution apporte un certain confort au développement de ce désir...

il y a cette idée de boucle, d'interdépendance...

Commentaire de PENDANX Daniel le 7 octobre 2017 à 20:06

Pour que le mouvement singulier d'un sujet puisse exister vous nous dites Stéphanie qu' "il faut que le désir soit entendu, reconnu institutionnellement et que cette même institution apporte un certain confort au développement de ce désir. .."

 Et bien voyez vous ce propos est à mes yeux digne de la plus grande attention, tant il me semble transporter ce qu'il en est du "positivisme" qui caractérise l'orientation la plus ordinaire  des pratiques et des politiques institutionnelles. 

Positivisme qu'est-ce à dire quant à  ce "désir" que vous évoquez ? Et en quoi  ce positivisme, à l'ombre duquel se déploie ce que les plus grands penseurs ont qualifié de "nihilisme",  conduit nos milieux à estimer le plus souvent que bien travailler, exercer correctement la fonction, c'est répondre à la demande, donner satisfaction à la demande. Ce qui amène dés lors des praticiens comme vous à estimer que l'institution est là pour "apporter un certain confort au développement de ce désir" sans semble-t-il (vous rectifierez si besoin) considérer comme il conviendrait (il me faudrait là bien sûr assez longuement developper)  les limites de l'institution, la fonction  de limite de l'institution - fonction liée au fait que c'est un espace public , un espace tiers, où l'on doit pouvoir certes avoirs des lieux pour parler librement des affaires communes, élaborer dans la parole en commun les limites de cette institution, pour de façon singulière mais aussi collective non pas tant badiner sur le "desir" (un désir dés lors méconnu dans sa dimension négative,  comme porteur d'une demande impossible à satisfaire) mais travailler à élaborer,  reconnaître et soutenir l'écart et l'espace de séparation.  D'une formulecrapide je dirai que l'institution n'est pas là pour boucher, donner satisfaction à je ne sais quel "désir ", mais tout au contraire, dans sa fonction tout à la fois de coupure et de liaison  pour lier ce désir à la Loi, celle, généalogique, de la division de chacun du Sexe (=du Phallus, du Pouvoir) selon son sexe, d'homme ou de femme.

Je vais dans un prochain post rapporter ici brièvement quelque chose qui m'est apparu il y a peu, peut-être grâce au plus grand retrait (le retrait du retraité ) qui est le mien aujourd'hui. J'essaierai d'y faire résonner combien la chefferie qui mène cette association et cette institution que je j'ai si bien connues ont su pour le coup reconnaître (bien mieux que moi, qui tendait alors à le sous-estimer) le "désir " de bien des collègues comme étant un "désir de pouvoir", et comment, manipulant ce désir,  ils lui ont donné,  comme vous diriez "un certain confort de développement ", satisfaction quoi. Mais satisfaction, dois je ajouter, à ce qu'il en est de toute cette économie de la perversion, plus ou moins soft, sadomasochiste, inhérente justement au fin fonds des fantasmes qui enveloppent ces supposés bons désirs n'est-ce pas.  Et il y a donc  un prix savez vous pour cette "satisfaction", un prix de sacrifice  que tous les Félix payent pour que d'aucuns puissent perversement continuer, dois-je ajouter, comme ici?, à faire les malins...

Mais bon, je m'adresse là à Laurent, on ne peut je crois "faire entrer la vie dans l'institution" comme tu en fixes si bien l'objectif, non seulement sans d'abord, et tu l'as aussi souvent dit, travailler à nettoyer-sublimer sa propre perversion en regard des perversions auxquelles nous avons affaire, , en soutenant ses propres limites et l'écart, mais aussi, comme disait Winnicott, en continuant de demeurer "vivant", pas "militant" mais combattant... Ils peuvent bien sûr aller se faire foutre, mais ils continueront aussi à foutre.  Ce qu'ils ne peuvent imaginer c'est bien justement que pour ne pas en être,  pour ne pas se faire fourré on ne veut pas pour autant les foutre, ou les prendre pour des merdes... Et puis on ne sait jamais, pour les plus jeunes (les autres je froiscque c'est foutu, j'ai rêvé ) ils pourraient déprimer et considérer l'exigence de la psychanalyse autrement...

Commentaire de PENDANX Daniel le 7 octobre 2017 à 23:21

Il y aurait un thème moins fumeux que ce thème sur le Désir , grand D, en institution, ce serait celui sur "Le Phallus en institution" , car vous auriez là toutes sortes de déclinaisons : sur le phallus imaginaire et le fétichisme, sur la perversion, sur le Pouvoir et la croyance... Bon, je conviens que ce ne sont pas vraiment des mots au goût du jour. Et ce n'est pas du tout un hasard si celui de Désir, mot  nébuleux et cher à l'individualisme et à l'idéologie libérale libertaire, convient lui au Management associatif. 

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