Poésie et travail du social

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La poésie renouvelle les forces vives du langage, en cela elle est révolutionnaire car elle modifie les nouages du lien social. Je propose ici un espace ouvert aux quatre vents de la poésie vivante.

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Démarrée par sebastien 6 août 2013. 0 Réponses

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Mur de commentaires

Commentaire de Joseph Rouzel le 17 février 2012 à 8:25

Temps gris, temps clair, aurore, crépuscule, changement incessant:

Au grand Vide j'ai appris à confier mon humble corps.

Nés de l'Origine sans dessein, y retournant sans regret,

Les nuages ressemblent à l'homme qui les contemple.

Su Dongpo ( 1035-1101)

Commentaire de DIOMET le 17 février 2012 à 22:24

Ouessant

"Les filles de la pluie sont douces, si je hêle

A travers un brouillard glacé

Leur corps qui se refuse à la noire dentelle

Qui pend de leurs cheveux

Comme un oiseau blessé"

René Guy Cadou.

Qui connait ? Joseph sûrement ?

Commentaire de Odile GATTINI le 25 février 2012 à 8:52

TRAVAIL : PAPIERS : NUITS

Etait - ce vivre ? - être toujours en fatigue - :

se trouver - tantôt la tête

tantôt tout l'être

en la tempête - mort ! -

invisible comme de craie :

et pourtant - retourner à l'état de veille :

parfois - en société...

mais plus souvent :

aux heures nocturnes : à la table de travail

poème de Aïgui, p.169 " Aïgui par Léon Robel", Ed. Seghers

Commentaire de Odile GATTINI le 25 février 2012 à 9:00

UN PEU

bonheur ? - "Un peu"

béatitude - "Un peu" :

Ô murmure : comme vent - du soleil :

de pain - un peu...et de lumière du jour...-

et du petit bruit des hommes

comme d'une nourriture - pour la Mort prête...-

que nous la rencontrions paisiblement

comme si nous étions tous toujours sur tout seuil - 

en fraternelle souffrance...-

Ô notre liberté !...lueur d'âme :

simple :

"Un peu"


poème de Aïgui, p.172, Aïgui par Léon Robel", Ed. Seghers, 1993

Commentaire de Odile GATTINI le 25 février 2012 à 9:07

impro poétique :

Dés aujourd'hui j'écoute 

le murmure camouflé 

de nos regards inquiets,

Dés aujourd'hui...

orage de déséquilibres étranges

nos plumes anthracites

jusqu'au ciel -

poursuivent l'élan

en germe.

Commentaire de Emilie le 25 février 2012 à 14:56

"Vieil océan, ta forme harmonieusement sphérique, qui réjouit la face grave de la géométrie, ne me rappelle que trop les petits yeux de l'homme, pareils à ceux du sanglier pour la petitesse, et à ceux des oiseaux de nuit pour la perfection circulaire du contour. Cependant, l'homme s'est cru beau dans tous les siècles. Moi, je suppose plutôt que l'homme ne croit à sa beauté que par amour-propre; mais, qu'il n'est pas beau réellement et qu'il s'en doute; car, pourquoi regarde-t-il la figure de son semblable avec tant de mépris? Je te salue, vieil océan!     

Vieil océan, tu es le symbole de l'identité: toujours égal à toi-même. Tu ne varies pas d'une manière essentielle, et, si tes vagues sont quelque part en furie, plus loin, dans quelque autre zone, elles sont dans le calme le plus complet. Tu n'es pas comme l'homme, qui s'arrête dans la rue, pour voir deux boule-dogues s'empoigner au cou, mais, qui ne s'arrête pas, quand un enterrement passe; qui est ce matin accessible et ce soir de mauvaise humeur; qui rit aujourd'hui et pleure demain. Je te salue, vieil océan! 

Vieil océan, il n'y aurait rien d'impossible à ce que tu caches dans ton sein de futures utilités pour l'homme. Tu lui as déjà donné la baleine. Tu ne laisses pas facilement deviner aux yeux avides des sciences naturelles les mille secrets de ton intime organisation : tu es modeste. L'homme se vante sans cesse, et pour des minuties. Je te salue, vieil océan!"

extrait du chant 1, strophe 9 "Les chants de Maldoror", Lautréamont.

Maldoror est un personnage noir qui a choisi de faire le mal... Lautréamont, dans son oeuvre, peint une haine placide et véritable de ce personnage lugubre. Est il fou? Est il l'infâme partie noire de chacun de nous? Est il un moyen de choquer le lecteur sur des faits? Pour moi, c'est une poésie sociale et politique, qui au travers d'un pavé de 500pages, suscite le réveil et l'éveil de chacun de nous sur ce qu'il voit de nos comportements, de notre capacité à laisser faire l'insupportable, de ce que la morale peut laisser faire ...

A lire si vous avez le coeur décroché et accroché. A savourer si vous aimez le surréalisme. Il a d'ailleurs inspiré ce mouvement par ces imageries et les rêveries totalement loufoques. ...

Commentaire de Odile GATTINI le 25 février 2012 à 15:16

L'autre et Amont...

Commentaire de Joseph Rouzel le 26 février 2012 à 8:34

Merci Emilie de me remettre en mémoire la divine prose du Comte. "Pourquoi des poètes en ces temps de détresse?" demande Hölderlin. Parce que les poètes effractent la langue, creusent des galerie dans le béton des certitudes, tranchent les langues de boa, font sauter les armures de la novlangue... Et nous donnent de l'élan pour "plonger dans l'inconnu pour trouver du nouveau",  comme dit Baudelaire. Lacan à la fin de sa vie, invitant ses collègues analystes à se référer à la poésie dans leurs interprétations, allait jusqu'à dire , humblement, " je ne suis pas poètassez". Et pourtant tout jeune il a commis quelques beaux poèmes, dans la foulée de Mallarmé. Notamment un que j'ai passé sur le site de Psychasoc:"Hiatus Irrationnalis".

Commentaire de Odile GATTINI le 27 février 2012 à 20:36

impro poétique:

allongés ils clament

la résistance, un cri jailli

aux abords du mouvement

de leurs visages hantés

de leurs lèvres pincées

de tant de préambules aux

désordre annoncé.

...Foncer...Gris foncé. 

Commentaire de Emilie le 28 février 2012 à 0:59

Ha! Joseph! J'aurai jamais imaginé que Lacan se soit adonné à la poésie ! Il écrivait joliment le bougre!

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