Une histoire a plusieurs

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Une histoire a plusieurs

Bonjour,

Non pas un espace de réflexion, ici un espace d'écriture...

La consigne est simple:

chaque personne peut décider d'écrire, en prenant en compte les "post" précédents. Une sorte de cadavre exquis, mais ou chacun peut lire le texte...

Pas de tabous, pas de gène, pas un exercice de style, c'est plutôt comme un jeu.

Le groupe est ouvert a tous et toutes, laissez vous tenter...

A savoir que cette "expérience" a deja été tentée en groupe fermé et a été appréciée par les gens qui y ont participé.

C'est donc une autre façon de l'essayer ici...

Ecrire ensemble, sur Rezo, pour rien, pourquoi pas?

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Commentaire de Emilie le 11 octobre 2013 à 3:29

Il n'a rien d'un grand homme, rien d'un qui font l'Histoire. Il est là, avec sa cravate et son stylo, dans cette pièce aux néons fibreux. Il fixe au dessus de ses lunettes la feuille blanche criblée de caractères. De longues phrases , un récit, ou peut être une liste. Il a toujours aimé les inventaires et leurs poèmes de chiffres. Il n'a rien d'un grand homme, mais il en a l'allure: bien habillé, aucun plis sur la chemise, sans doute une chemise qui vaut le prix d'un chariot de courses chez une famille modeste. C'est ce genre de chemise qui se lave sciemment, méthodiquement, ou chaque maille de coton est choyée, tissée avec soin et volupté.

Commentaire de SAÃD Jean-Marc le 11 octobre 2013 à 4:00
...
Commentaire de Louise le 13 octobre 2013 à 23:45

Il ne laisse à personne le droit de laver chaque jour cette chemise à l'eau tiède pour ne pas raidir les fibres, avec quelques paillettes de savon noir. Il lui en reste 4 à la  cave, emballés dans des sacs plastiques pour ne pas tenter les souris. C'est son père qui les lui avait ramené de l'usine, celle qui lui a donné le cancer, agrémentée du pastis maison pour oublier l'ennui. Une dose de pastis, un peu de café et de l'eau de vie. Les verres étaient culottés comme ses poumons mais ceux-ci ne pouvaient pas être lavés de l'acide qu'il respirait chaque jour. Avant de partir il se lavait les mains au savoir noir pour les adoucir et ainsi prendre ses enfants dans les bras mais l'odeur de l'acide ne partait jamais complètement.

4 savons d'1kg qu'il surveille amoureusement, 1g utilisé  chaque jour de travail, seront-ils suffisants pour aller jusqu'à la retraite? Il est un col blanc lui disait son père avec une pointe de fierté. Il se doit de lui faire honneur en veillant à la blancheur du col et ne peut envisager d'oublier son histoire en sacrifiant à la lessive, du moins tant qu'il fait partie des cols blancs, ceux que regardent avec mépris les ouvriers. S'ils savaient......

Commentaire de SAÃD Jean-Marc le 13 octobre 2013 à 23:50

"il se lavait les mains au savoir noir"

Commentaire de SAÃD Jean-Marc le 13 octobre 2013 à 23:53

Un savoir noirci au fil des années de l'oubli, ce savoir qui lui revient dans la gueule avec le papier qu'il a reçu ce matin-là. Un papier noirci lui aussi de caractères dont il ne sait plus vraiment quoi faire.

Commentaire de Louise le 1 décembre 2013 à 0:40

Juste quelques mots qu'il ne voudrait pas avoir lus. Cela ressemble à une invitation, il devrait être fier d'être convié parmi les grands mais il y a comme un nœud qui se forme dans son ventre........

Commentaire de Emilie le 2 décembre 2013 à 15:34

La sensation de sècheresse au fond de sa gorge le ramène à la réalité. Il est convié, et ça lui fait l'effet d'une bombe. Ils ont lu son travail, ils ont dû le juger "bon".

Commentaire de Pia Perrot le 18 janvier 2014 à 21:24
Ou ils ne l'ont pas lu mais se sont trompés de nom....ça arrive qu'on se trompe de nom, même aux plus grands.... Alors voilà, ils ont du se tromper... Il n'a qu'à faire semblant... Que la lettre lui soit adressée a lui pou de vrai...il la mérite cette lettre....oui, il est certain qu'il la mérite ... La certitude c'est comme la vérité ....
Commentaire de Louise le 19 janvier 2014 à 0:13

mais le soir quand il retrouve son savoir non, il ne sait plus rien. Il veut juste sentir le savon, retrouver ses certitudes d'enfant car aujourd'hui tout semble aller trop vite. Il voudrait ne pas avoir lu cette page, où des noms sont écrits. 

Commentaire de Joseph Rouzel le 19 janvier 2014 à 9:20

ça, de Marseille, nous le savons...

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