Poésie et travail du social

Informations

Poésie et travail du social

La poésie renouvelle les forces vives du langage, en cela elle est révolutionnaire car elle modifie les nouages du lien social. Je propose ici un espace ouvert aux quatre vents de la poésie vivante.

Membres : 36
Activité la plus récente : 22 juil.

Forum de discussion

du noir sur le blanc

Démarrée par sebastien 6 août 2013. 0 Réponses

Justifier ce que l’on faitMonde à double facetteLe tout sans perdre la face, sans perdre la têteEspoir d’une vie étoilée,Juste avoir une place,Place sans ticket,Marre d’attendre, de faire la queue à…Continuer

Mur de commentaires

Commentaire de Joseph Rouzel le 12 décembre 2011 à 8:44

On vient de m'envoyer une revue consacrée à "psychanalyse et poésie",  gratuite, en ligne, venue d'Espagne et d’Amérique du Sud et  que je joins :

http://www.editorialgrupocero.com/revistas/sante_poesie/revue_lasan...

Commentaire de Rozenn le 13 décembre 2011 à 17:40

travailleur social, poète ...

les deux ne sont-ils pas "métiers à tisser" ?

Commentaire de Joseph Rouzel le 14 décembre 2011 à 7:49

« Il est beau... comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie! »

Comte de Lautréamont, Les chants de Maldoror (Chant VI-§1)

Commentaire de Odile GATTINI le 14 décembre 2011 à 13:05

Connaissez - vous la revue poétique "La voix des autres" d'André Chenet ?

Commentaire de Joseph Rouzel le 14 décembre 2011 à 13:14

Je ne connais pas. Mais pourquoi pas créer ici une revue en ligne, de poésie. Et lignes... d'écriture.

Tenez voici l'ouverture d'un recueil que je suis en train de terminer:

La peau, elle scie

 

Ouverture

 

Depuis tout môme je me pose une question: ces mots qui sortent en permanence de ma bouche, comment y sont-ils rentrés? Question naïve ou question absurde?

J'ai bien échafaudé quelques éléments de réponse. En fait ces mots qui sortent par mon corps - j'ouvre le domaine car la parole ne réside pas que dans le verbal – n'y étaient pas. Il sont venus d'un autre, des autres. Ils sont venus subrepticement, dans le silence de ma chair. Ils ont percé leur chemin, frayé passage. Certaines impressions (au sens typographique du terme) enfouies  et ressurgies dans le travail analytique, me font pencher pour une image - mais peut-être n'est ce que fantasme que de donner sens et forme à ce qui à priori n'en a pas - : des lames de rasoir tournent à vitesse éblouissante, dégagent un bruit effrayant et perforent ma peau. La langue de l'autre m'est rentrée dans le corps par le son, pas par le sens. Je dis bien: rentré dedans. Ça fait des trous dans la compacité de l'organisme. Le langage venu d'ailleurs qui perce et perfore les chairs produit d'abord une désorganisation. Au début, il y a la parole de l'Autre et la parole a pris corps. Par la voix de l'autre maternel ou paternel. Alors la peau, elle scie.  C'est comme ça qu'elle est née, la poésie; de ce sciage, de ce sillage. Car il a fallu sauver sa peau, résister à cette voix envahissante, transformer ce vacarme, puisqu'on ne pouvait pas s'y opposer. Il a fallu, ces sons perçants, les faire miens, leur  imprimer la marque du silence, les apprivoiser.  C'est le premier temps du poème, cette résistance. Puis lorsque les sons ont été apprivoisés, le mots ont pu céder à l'exigence des constructions syntaxiques, grammairiennes. Mais après, bien après la jubilation éprouvée d'une victoire à s'emparer des bastions sonores. Une, puis deux, puis trois phonèmes conquis de haute lutte. Combat d'avant garde autour d'une pluie de diphtongues, d'accents toniques. « Aboli bibelot d'inanité sonore », écrit Stéphane Mallarmé. La poésie se déplie alors dans un monde silencieux, dans un exil de la voix, c'est à dire un monde bruissant de paroles apprivoisées auxquelles j'ai livré mon sang et ma chair. Un silence dans lequel le poète malaxe, triture, racle, usine ces premiers sons. Le deuxième temps du poème vise à laisser trace sur un papier, de cet usinage. Les poèmes sont les copeaux, les déchets de ce lent et pénible travail intérieur. Mais le poème exige un troisième temps: le retour de la voix. Il demande à retrouver sa matrice et son origine sonore. Le poème demande au poète de donner de la voix. D'où cette nécessité d'une lecture ouverte à d'autres oreilles. Ce faisant ce n'est pas son origine sonore que le poème rejoint, il file vers d'autres horizons inconnus. C'est bien ainsi: tout est énigme!

Commentaire de Odile GATTINI le 14 décembre 2011 à 13:16

André Chenet est fondateur de la revue d'Art et de poésie imprimée " La voix des autres" dans les Alpes-Maritimes. Voir httpw://agendapoesie.blogspot.com et www.espacepoetique.com. Sa compagne et épouse est Cristina Castello : www.cristinacastello.com

 

Commentaire de Odile GATTINI le 14 décembre 2011 à 13:32

Je viens de lire.

Je dois m'absenter "mot ment à nez ment" mais votre idée est belle :  Peaux et si.... (un titre). 

Une suite à : " C'est bien ainsi : tout est énigme!"...

Commentaire de Rozenn le 14 décembre 2011 à 17:18

Très beau texte M Rouzel

Merci

Commentaire de Joseph Rouzel le 15 décembre 2011 à 17:44

Vous êtes un peu comme Laurel et Hardy tous les deux, comme Binet et Simon, Gault et Millau, Omar et Fred etc. C'est sympa comme sketch, mais faudrait développer un peu.

Commentaire de Salaün le 15 décembre 2011 à 17:54

« Le lundi au soleil, c’est une chose que l’on aura jamais » hurle un vieil air à la radio.

Mais lui s’en fout du lundi et du soleil.

Son truc à lui c’est pas le soleil…et c’est pas non plus le lundi.

Ou plutôt si, c’est bien le lundi mais pas au soleil… ni au boulot non plus d’ailleurs.

Le lundi oui, mais le lundi matin au lit. Et le lundi matin au lit, lui il lit.

Car son dicton à lui c’est : « Qui lit au lit dès le lundi les autres jours lira aussi. »

C’est comme ça depuis qu’il est tout petit : Il lit, il lit, il lit!

Avant de savoir lire il hurlait.

Depuis le jour de sa naissance il hurlait.

À peine le premier cri poussé, il en avait poussé un second, puis un troisième. Un temps d’arrêt pour la tété, puis il braillait.

Ses parents se désespéraient. Il fallait trouver une solution et c’est sa mère qui la trouva : Elle lui lut des histoires et il apprit à écouter. À écouter les histoires que sa mère lui lisait.

Une tété, une histoire…puis il braillait. Il fallut se relayer pour les histoires : son père ses sœurs, ses grands parents, ses oncles et tantes et les cousins, même les voisins furent mis à contribution.

 

« Vivement qu’il lise car trop il braille » disait-on de lui.

 

Et un beau jour, enfin, il a pu lire…en braille…ce fut comme une seconde naissance.

 

Anne-Claire

Commenter

Vous devez être membre de Poésie et travail du social pour ajouter des commentaires !

 

Membres (36)

 
 
 

Parole de Sagesse

« Quand un groupe d'hommes renie l'Etat sous l'autorité duquel il avait jusqu'alors vécu, il est bien près en fait d'établir son propre gouvernement. »

Gandhi

Astuces techniques

Désactiver les notifications par mail à chaque réponse dans un forum ou un groupe (dans le cas où votre boite serait "saturée" de message).

Recevoir les communications envoyées à tous les membres du REZO qui peuvent être filtrées par erreur par votre boîte mail.

Contribuer

Pour soutenir REZO, participer aux frais d'hébergement, de maintenance et améliorations :


Merci !
Erwan, administrateur du REZO

Remarque :  pour ceux qui sont réticents à payer en ligne, il est aussi possible d'envoyer un chèque.
Merci de me contacter pour que je vous envoie les coordonnées postales.

Forum de discussion

du noir sur le blanc

Démarrée par sebastien 6 août 2013. 0 Réponses

Justifier ce que l’on faitMonde à double facetteLe tout sans perdre la face, sans perdre la têteEspoir d’une vie étoilée,Juste avoir une place,Place sans ticket,Marre d’attendre, de faire la queue à la banque et plus longue quand elle est…Continuer

Billets

Précarité et sur-détermination

Publié(e) par Laurent OTT le 20 juillet 2017 à 10:09 0 Commentaires

La Précarité , contrairement à ce que nous indique le sens commun, ne consiste pas à affronter des réalités dures et difficiles, mais à devoir les affronter en étant soigneusement et particulièrement…

Continuer

© 2017   Créé par Joseph Rouzel.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation