En 2006 une étude démographique relevait que 40% des SDF étaient passés par la Protection administrative et judiciaire de l’enfance…

 Où en sommes-nous ?

 J’ai maintes fois eu l’occasion sur ce forum, d’ouvrir le questionnement critique sur le sort réservé aux « protégés » de la protection de l’enfance… De Mommy à La Tête haute en passant par les frères Kouachi… Je l'ai fait, pas complètement seul, je pense là par exemple  à ce que de son côté Jean-Jacques Gérard a proposé de prendre en compte, et puis aux témoignages sensibles de Louise, à ce que Laurent Rigaud, d’autres aussi, mettent sur la table du devenir des cas… En dernier lieu, le cas si dramatique, de Félix, le sans-parent…

 L’enfer des foyers et de bien des institutions est une lourde réalité !

 Peut-on penser de façon raisonnable, sans être pris dans le duel idéologique, dans la seule logique comptable ou les contes de fée « humanistes »,  que tant de déstructurations individuelles et institutionnelles tiennent à une affaire de « moyens » et non d’abord à un phénomène « culturel », celui, le plus actuel,  du malaise dans la civilisation de l’animal parlant ? Peut-on sérieusement considérer  que les enjeux les plus cruciaux de la protection de l’enfance ne sont pas  d'abord des enjeux institutionnels et symboliques, juridiques – ceux de la dé-symbolisation de la fonction parentale institutionnelle –, des enjeux autrement plus décisifs pour le cours de la structuration des sujets traités ?

 A l’enseigne de Big Mother et de l’Etat Providence – l’Etat qui veut notre Bonheur, le Bon Etat qui rase et supervise gratis –, et sous le règne d’un positivisme éducatif et thérapeutique généralisé (en lequel se noue le narcissisme professionnel, ce que Freud nommait lui "l’orgueil éducatif et thérapeutique"),  institutions et services se sont déployés à tout-va depuis des décennies, ouvrant grand la porte aux politiques et pratiques de la « fausse réparation »… Discours et tradition familialistes, enjolivés de scientisme (celui des dites sciences humaines), ont produit tout à la fois le juridisme régnant (un juridisme plus ou moins occulte qui si souvent, je dirai, fait loi à la Loi) et le contexte institutionnel structural de la protection de l’enfance, celui  de ses montages, avec à la clef – j’ai beaucoup écrit sur ce point à mes yeux essentiel à relever  - une Justice des mineurs enchâssée, incluse,  au motif sacro-saint de cet Educatif tendu aux juges comme un miroir aux alouettes, dans le mythe régressif, préœdipien, des « parents combinés »... 

 Voilà qui a fait  le lit de ce management que nos aimables (et moins aimables) « résistants », sur-enlacés de leur Cause, épousant au fond  le même positivisme, le même familialisme, la même conception bouchère de la filiation (conception objectiviste qui conduit à des pratiques insensées, destructrices, évacuant par exemple si souvent la solution, qui pourrait être si heureuse en tant de cas, de l’adoption simple pour des enfants placés au long cours, et celle de l’adoption plénière pour les pupilles d’Etat ! ), dénoncent  encore et toujours aussi aveuglément…  

 Depuis longtemps le psychiatre Maurice Berger a alerté sur le caractère nocif du dispositif de la protection de l’enfance, cf. son livre de 2003 L’échec de la protection de l’enfance, bien qu’à mon sens avec une certaine faiblesse (que j’ai relevée à l’époque) du côté disons du rapport au Droit – une faiblesse qui, mésestimant la Question juridique, peut conduire à une certaine maltraitance des parents des enfants traités. [Cette faiblesse comporte en effet le risque de demeurer dans un certain objectivisme, et dès lors dans le seul champ de l’opposition duelle, en ratant ce qu’il en est d’une non opposition de principe, tout au contraire, entre disons l’intérêt bien compris de l’enfant et l’intérêt tout aussi bien compris de ses parents - cf. ma récente étude de cas sur ce thème dans le journal Envie d’école. ]

  Mais qui se soucie de penser ce qu’il en est, sous nos yeux, de la cristallisation de ce que j’appelle l’inceste institutionnel, avec à la clef, en toute logique - logique d'un négatif non soutenu, revenant au réel sous les formes et passages à l'acte divers de la discrimination et du rejet -, la mise en œuvre de « solutions » à courte-vue, comme celles par exemple des centres fermés et autres CER, et donc des pratiques inconséquentes et la production des sans-places et des immatures en série ?

Qui donc se soucie de la nécessaire critique, rigoureuse, de tout cela ? Qui se soucie de penser, hors du discours « humaniste » gestionnaire, hors du familialisme dernier cri, celui d’un subjectivisme manipulé par les nouveaux confesseurs, ce que pourraient être, pour une protection judiciaire et administrative de la jeunesse refondée, un montage juridique et une base institutionnelles rééquilibrés, bien mieux triangulés  – un montage et une base engageant chacun, sans exception, où il se trouve, dans une discipline de la limite et de l’écart ?

Alors je dis que tant que nous ne pourrons reculer – et je crains que cela ne soit pas demain la veille, même si l’avenir reste une lettre cachetée comme le dit souvent Legendre–, tant que des responsables politiques, éclairés et accompagnés en cela par des travaux et des discours conséquents, n’auront pas idée de ce que pourrait être une base institutionnelle et juridique de la protection de l’enfance autorisant et encourageant, dans des espaces véritablement tiers (potentiels), à supporter et à élaborer cette discipline de la limite et de l’écart, les distinctions nécessaires, nous continuerons de verser dans des pratiques idéalement autoritaires et faussement réparatrices.

Dans un tel contexte, celui d’aujourd’hui, le Négatif ne cessera de revenir au réel, sous les formes plus ou moins extrêmes du « meurtre » nihiliste, celles du sacrifice de certains… Mais si ceux-là le paieront,  ils nous le feront aussi payer !

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Et tant que je suis dans les bouquins. Voici l'annonce d'un ouvrage à paraître en juin chez L'Harmattan qui reprend les grands axes de la journée du 12 novembre dernier qui a réuni une centaine de personnes à Montpellier  sous le titre: "Psychanalyse pas morte... stop... lettre suit".

Clinique psychanalytique et lien social
Sous la direction de Joseph Rouzel

Un vent nouveau semble souffler dans les voiles de la psychanalyse. Il nous pousse aujourd’hui à l’invention. La psychanalyse has been, dépassée ! Pas recommandable, inefficace. Un truc pour les bourges etc N’en jetez plus ! Les résistances depuis Freud vont bon train. Elles épousent les variations des sociétés modernes. Immergée aujourd’hui dans le capitalisme, c’est comme envers de ses méfaits que la psychanalyse avance. Et pas masquée, à découvert. Elle irradie dans la cure analytique, qui quoi qu’on en dise n’a jamais attiré autant de patients, mais aussi dans les méandres du social, de l’art, de la littérature, de la musique, du cinéma...
La psychanalyse, passe du désir des hommes, qui se relance de ne trouver jamais chaussure à son pied, telle la Gradiva, va son train. D’aucuns, dits psychanalystes en soutiennent dans leur art le cheminement énigmatique... Donc non seulement la psychanalyse n’est pas morte, le désir nous tient, mais le lecteur va pouvoir lire ici, sous la plume d’un collectif d’auteurs engagés dans la psychanalyse, les lettres qui s’en suivent de cette bonne nouvelle.

Collaborations de : Marie-Jean Sauret, Jacques Cabassut, Geneviève Dindart, Agnès Benedetti, Claire Lecoeur, Alain Bozza, Joseph Rouzel

Nous sommes un collectif de travailleurs sociaux œuvrant pour le service public dans le secteur de la Protection de l’enfance du département des Hauts-de-Seine.

À ce jour, les politiques départementales nous empêchent d’assurer notre mission première de protection de l’enfance.

Nous sommes actuellement dans une situation de non-assistance à personnes en danger, avec des enfants et des adultes subissant quotidiennement des agressions de toutes sortes, tout ceci financé par le contribuable.

Après de multiples alertes sur nos conditions de travail et d’accueil, nous avons décidé de lancer une pétition afin d’interpeller nos dirigeants, mercredi 31 mai.

Cinq jours après, plus de 850 personnes ont déjà signé cette pétition, dont Dr Maurice BERGER, Ibtissam BOUCHAARA, la députée Jacqueline FRAYSSE et la revue Lien social.

Nous avons découvert samedi 3 juin, que la pétition, jusque-là accessible dans le moteur de recherche Google, ne l’était plus.

Voici le lien internet permettant d’y accéder : https://www.change.org/p/buzyn-agn%C3%A8s-protection-de-l-enfance-e...

Vous pouvez également la trouver en tapant « protection de l’enfance » dans le moteur de recherche sur la page d’accueil du site change.org.

Nous vous joignons également la pétition au format PDF avec ce courrier.

 

Nous avons besoin de vous ; les enfants placés et les professionnels qui s’en occupent ont besoin de vous. Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Nous défendons la même chose, aidez-nous.

Merci d’avance de l’attention que vous porterez à ce message et du soutien que vous pourrez nous apporter.

Nous restons disponibles pour toutes demandes à l’adresse mail suivante : collectifase92@gmail.com ou sur la page Facebook « Collectif Ase Hds ».

Et ce tableau là, de violences incessantes,   que les collègues décrivent courageusement , et qui correspond parfaitement à ce que j'ai connu et qui continue de me revenir de ces lieux de décharge, relève -t-il lui aussi de ma "rengaine"?

Qui est dans le déni de ce réel (qui est aussi effacement de la problématique oedipienne, laquelle n'est pas réductible à un familialisme), est un marchand d'indulgences, flatteur et convoyeur d'un positivisme professionnel qui ne mène qu'à renforcer ce qu'on dénonce... 

Et pourtant dans ces lieux où règnent ainsi à la brute tant de violences sadomasochistes, mais aussi, envers le plus souvent lui "valorisé " (cf. mon article sur le film La Tête haute), une séduction  oedipienne porteuse de nouveaux "sacrifiés ", nombre de tutelles et de praticiens,  répondant souvent à des "demandes" non interprétées -traitées- limitées comme il y conviendrait ( si on se racontait justement moins d'histoire sur les dites institutions éducatives et  soignantes), continuent d'y "placer" ces jeunes, en croyant peut-être ainsi les "protéger "... Les "protéger" de quoi?

  Ce qui s'exigerait, ce n'est pas un plus de moyens,  mais j'oserai dire tout au contraire,  plutôt une réduction... et un travail de redistinction-relimitation de tous... Avancer un tel propos, cela fâche, et cela fâche d'autant que nos milieux, sans le savoir, souffrent eux-mêmes du malaise, ce que de vieux psychanalystes (Soulé et Noel) avaient si bien décrits  comme "malaise dans la bienfaisance"... Et on ne "soigne" pas ce genre de malaise avec du plus de ceci ou du plus cela, dans l'absence la plus totale de rigueur quant aux orientations et décisions prises  pour ces jeunes, dans le contexte de plus en plus  duel qui règne.

Avec le "plus" - et je vais ici toucher au point le plus vif, verrou du positivisme, le plus nodal, celui sur lequel s'exerce la plus farouche volonté de ne pas savoir -  et bien on fausse le rapport à la Loi de ces jeunes, on continue de faire porter l'interdit auprès d'eux,  à l'envers : en vérité, on leur interdit, comme on se l'interdit à soi même,  de "tuer la Mère "...  - et après, alors qu'on se voue de son côté,  comme de bons et loyaux sujrts militants, à La Femme (=  figure méconnue de la Mère absolue) on s'étonne qu'ils se sacrifient pour Elle, pour la Pure.. L'Oumma et la Cause...

Alors je ne peux signer la pétition de ces bons collègues, parce que je les vois là s'enferrer dans ce qui est à mon sens, dans une impasse, l'impasse du positivisme, qui est aussi celle - il conviendrait là de s'arrêter sur cette notion clef introduite par Feud - du roman familial... 

Rien d'essentiel n'opérera hors de la casuistique , sans revenir aux cas, ni sans une profonde réforme du montage de la protection de l'enfance (cf. ce que j'en avance du côté de la justice des mineurs) et des institutions. Cette réforme, je vais très vite, devrait être envisagée dans l'idée tout à fois de réduire la taille de tous ces lieux, et d'en garantir les limites comme espaces tiers, mais dans l'idée aussi de leur donner plus de liberté en leur déléguant une part de l'autorité parentale... Mais cela à la condition qu'il n'y ait nulle orientation, nul placement institutionnel , qui n'opèrent hors triangulation. Pas de placement institutionnel si le cadre de vie du jeune, cadre donc de l'autorité parentale - une autorité partagée entre les titulaires familiaux  et les "parents institutionnels", avec les tutelles comme tiers et non comme gouvernance - n'est triangulé !

Qui d'autre dit cela, qui dit mieux, à part votre serviteur le "perché ".. ?

Bonjour Mr PENDANX,

Que perderiez-vous de votre "rengaine" si vous étiez moins hermétique ?

"L'intelligence pour comprendre doit être blessée, mais avant même, il faut qu'elle se soit salie"

(C'est un aphorisme, ici repris de mémoire, du poète Michaux. Il signale le chemin qui fut le mien ) 

Cher Christophe, vous êtes donc toujours là, vous continuez de lire, d'essayer de lire, et c’est à mes yeux un indice remarquable,  la marque d’un certain courage. Du courage, toujours du courage, encore du courage, voilà la qualité première requise disait mon bon Freud pour s’engager dans une analyse. Vous allez comprendre pourquoi je commence ainsi.

Voyez-vous ce que j’écris de difficile, ce que vous appelez mon hermétisme et ma rengaine, et bien est en rapport étroit, de grande proximité selon moi, avec par exemple ce que vous ne reconnaissez ni n’entendez pas encore (je dis « entendre » car il ne s’agit pas là d’une seule compréhension intellectuelle, mais d’être « touché ») de la propre « rengaine » et du propre « hermétisme » de ce cher Félix [dont j’espère que vous pourrez, puisque vous êtes toujours là, nous dire ce qu’il en a été du traitement juridique de sa situation (ce qu’il en est en particulier du cadre de l’autorité parentale)]. Moi vous savez je suis comme lui,  je me trouve comme chez moi avec ce que vous nous en avez dit – c’est le cas aussi de quelqu’un comme Laurent, il en a témoigné en s’en faisant le porte-voix – ; j’ai seulement par rapport à Félix, disons un quelque chose en moins. Un adulte c’est ça : un enfant avec un quelque chose en moins.

Dans sa célèbre postface au livre d’Aicchorn, Jeunesse à l’abandon – un ouvrage majeur dont je n’ai jamais cessé de m’étonner que nombre d’éducateurs, qui lisent tant de conneries mises sur le marché de la foire aux discours, n’aient jamais lu une page – Freud encourage l’éducateur qui a affaire à ces enfants de retrouver et de connaître d’abord l’enfant en lui, le mieux possible. Et cela, ce n’est pas une seule formation ou ces dites « supervisions » qui peuvent le permettre. Cela suppose un certain chemin de vie, dans lequel la littérature, le cinéma, et au sens large, le poétique, l’expérience amoureuse, érotique, jouent un rôle essentiel. Freud ajoutait que de cette connaissance et réappropriation de l’enfant  en soi, la psychanalyse (la cure analytique, pour laquelle, si elle est digne de ce nom,  il faut accepter et entrer dans un minimum de la perte - et du paiement - dès le départ, et puis ensuite beaucoup de courage) était une voie royale.

Et puis il y a aussi ce qu’ajoutait le terrible Lacan, dans une intervention où après avoir salué le propos d’une psychanalyste (Piéra Aulagnier) relevant lors d’un « séminaire » combien la perversion est quelque chose qui n’est pas le propre du « pervers » mais « nous regarde », tant elle implique chacun, il insistait sur le fait que de même ceux qui s’occupent des psychotiques doivent pouvoir conquérir de se retrouver comme chez eux avec les fous : sinon, ajoutait-il encore, « vous ne serz que des aliénistes », c'est-à-dire des comportementalistes et des gardes-chiourmes, quelque soit votre « bon cœur » n’est ce pas …

Vous voyez, il y a un grand chemin devant vous, le chemin des « courageux : le chemin qui nous conduit à entrer profondément dans la dette, en élaborant à l’infini la perte, ce que j’ai appelé le « meurtre de la Mère » -  parce que derrière ce que la psychanalyse a appelé le « meurtre du Père » et « l’œdipe », c’est quand même bien de cela dont il est question, de  tuer la Mère, de symboliser la figure première de la Mère, en se décollant un peu de « l’amor matris», et du mode d’’identification imaginaire qui en prévaut. L’identification idéale à la mère et au père (celle aux « parents combinés » d’avant la différence des sexes) qui vous fait croire aider Félix en l’entretenant, comme il est si ordinaire dans nos milieux, dans l’idée des retrouvailles avec l’objet perdu, à jamais perdu, dans cette recherche insensée de la mère, ou d’une origine confondue avec le biologique…

 

Salut Dindon,

Te voilà de retour et comme tous ceux de ton espèce lorsque tu ne comprends pas quelqu'un ou que tu ne comprends pas ce qu'il dit tu le qualifies afin de le faire entrer dans ta vision étroite du monde des humains... pour te rassurer pour ne surtout pas te déloger.

Mais tronche d'âne si tu commençais par simplement envisager que c'est peut-être toi qui est hermétique à la pensée de Daniel Pendanx... Hein? Mais non c'est toujours l'autre qui est...

Allez diagnostiqueur spécialisé je te laisse je vais crever les pneus de ta bagnole.

Félix



Christophe ARCHIS a dit :

Bonjour Mr PENDANX,

Que perderiez-vous de votre "rengaine" si vous étiez moins hermétique ?

Mr PENDANX,

Vous ne répondez pas à ma question et c'est dommage, mais bon, j'en ferais mon deuil ! Après, il me parait difficile de juger ou du moins se faire une opinion suffisante à travers des messages sur un forum !

Ce qui est dommage c'est que votre réflexion m'attire - et ce n'est pas du courage, c'est de l'ouverture à l'autre - mais je n'en retire rien parce que vous vous enfermez dans votre tour d'ivoire ! Quelque part, on ne sent pas la volonté d'échanger chez vous, mais d'imposer une vision des choses  ! ça confirme sans doute les propos de Mr Rouzel, que ces échanges, ont leur limite sur internet ! Après, on ne compte que les points Golwin !

Quant à Félix, je vous donnerez de nouvelles quand ça sera possible, bientôt, mais juste des nouvelles !

Par ailleurs, la supervision nous a bien aidé et continue à bien nous aider !

Message de Félix à L.Rigaud " tes radis, tu peux te les enfoncer ou je pense ! "

Félix,

J'ai bien peur de ne pouvoir accéder à ta demande car depuis que je fais ce métier il y a bien longtemps que "là où tu pense" il n'y a plus de place.

Christophe ARCHIS a dit :

Mr PENDANX,

Vous ne répondez pas à ma question et c'est dommage, mais bon, j'en ferais mon deuil ! Après, il me parait difficile de juger ou du moins se faire une opinion suffisante à travers des messages sur un forum !

Ce qui est dommage c'est que votre réflexion m'attire - et ce n'est pas du courage, c'est de l'ouverture à l'autre - mais je n'en retire rien parce que vous vous enfermez dans votre tour d'ivoire ! Quelque part, on ne sent pas la volonté d'échanger chez vous, mais d'imposer une vision des choses  ! ça confirme sans doute les propos de Mr Rouzel, que ces échanges, ont leur limite sur internet ! Après, on ne compte que les points Golwin !

Quant à Félix, je vous donnerez de nouvelles quand ça sera possible, bientôt, mais juste des nouvelles !

Par ailleurs, la supervision nous a bien aidé et continue à bien nous aider !

Message de Félix à L.Rigaud " tes radis, tu peux te les enfoncer ou je pense ! "

Un interprète avisé pourrait ici reconnaître - s'il a suivi le mouvement dont a témoigné et témoigne Christophe - combien la dite supervision (n'oublions pas cette façon de Ch. de parler de la superviseuse comme de "notre thérapeute " ) vient opérer comme résistance tout à la fois à l'élaboration de la coupure , résistance au plus véritable travail de pensée (qui soit disant ne pourrait ici s'engager ), et in fine comme résistance à la psychanalyse...
Mais je n'augure de rien : il est tout à fait possible, comme il en fut dans mon jeune âge d'éducateur, que cette expression de la résistance accouche d'une autre ouverture... Mais faut il encore pour cela que l'accès à la dépressivité ne soit pas barré aux Félix et aux Christophe par les discours alentour, ceux des si bonnes fées, pas vraiment joyeuses ni érotiques.
Je fais aussi l'hypothèse que même si cela n'est pas par lui reconnu, la façon dont la voix de Felix lui a été ici renvoyée n'a pas été sans effet pour entraver le passage à l'acte (le véritable rejet redoublant le rejet maternel que semblait engager la dite orientation "ailleurs") qui se préparait. .. Jusqu'à quand ? That is une autre question.

Joyeusement, de la guinguette du Porge où je déjeune avec mon épouse
D. Px
Nous avons bien ri à te lire Laurent.

Oui Mr L'Educateur, effectivement dans ta tête, il n'y a plus de place ! trop de radis sans doute !

Mr PENDANX, je ne vous comprends pas mais au moins vous me faites rire, c'est déjà ça !

Bon repos ;-)

Ah enfin... Voilà Christophe vous êtes passé de "Vous êtes hermétique " à "Je ne vous comprends pas". Ainsi vous touchez du doigt qu'il s'agit de votre propre limite.
Le travail éducatif peut dès lors commencer.

Laurent
Christophe ARCHIS a dit :

Oui Mr L'Educateur, effectivement dans ta tête, il n'y a plus de place ! trop de radis sans doute !

Mr PENDANX, je ne vous comprends pas mais au moins vous me faites rire, c'est déjà ça !

Bon repos ;-)

Oh mais ça c'est chouette alors ! je me réjouis car comme vous je deviendrais un petit pendanxien et je pourrais réjouir le maître de mes fins propos lors de ses déjeuners à la guinguette du Porge ! Gasp :-D

Non mais "allo" L. Rigaud, "allo", tu travailles dans le social et t'as pas de cerveaux? demande Félix !

"je ne vous comprends pas parce que vous êtes hermétique", voilàààààààààà  !

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