Il y a actuellement 3332 inscrits sur REZO. Quand je vois la pauvreté des échanges (pas en qualité, mais en quantité) je me pose vraiment la question de l'utilité de cette plateforme. Ce que j'en attends - c'est pour cela que je le tiens à bout de bras - c'est l'ouverture d'une ruche qui bourdonne, de conversations riches et variées, de témoignages vivants, de disputatio et de joutes dialectiques... Quand j'ouvre REZO, ce que je vois est tout autre: un désert, avec quelques bédouins conduisant leur chameaux! J'aime bien les bédouins... Mais...

Quel interêt? J'ai quand même dans l'idée d'arrêter ce site s'il ne s'y manifestent pas plus de passants enthousiastes pour parler des pratiques sociales...

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vous pissez donc vos textes debout ? why not, si vous trouvez cela viril 

vous jouez aussi à celui qui pisse le plus loin ? 

dans ce cas, oubliez mon invitation à l'échange 

je vous laisse à vos jeux de garçons 



PENDANX Daniel a dit :

Une position "haute"? Oui, que voulez-vous, et pardonnez moi de ne rien trouver de mieux, au plus simple, pour vous répondre : je fais comme tous les garçons pipi debout! 

Pour la petite histoire, avant que la culotte existe, les femmes pissaient debout tout en veillant à ne pas souiller leurs multiples jupons car si elles s’etaient baissées elles auraient du relever ceux-ci dévoilant ainsi leurs fesses, ce qui était alors considéré comme du plus mauvais goût. 

Rozenn, n’abandonnons pas les garçons à leurs jeux, telles des mères moralisatrices. Si ça peut leur faire du bien cela ne peut pas nuire aux femmes.

Ceci dit pour qu’une personne puisse tenir une position haute il faut un public en position basse. Parfois je dois relire plusieurs fois les textes de Daniel mais aujourd’hui il m’a bien fait rire. Merci 

La Grande question ce matin sur REZO relève d'une pensée profondément poétique. .. " y a vostra mamma Chi pissava y sô bûche ?..."
...Y sont buchi...?
Y so buchi..?

C'est une éminente représentante de "oser le féminisme " - association à laquelle la société secrète "oser le paillardisme" fait front avec la meilleure gaieté tragique et joie de vivre - qui m'a poussé à ce trait. Interrogée il y a une dizaine de jours sur les raisons de cette vocation militante, elle a dans sa réponse, si j'ose dire, craché le morceau : celui que Freud, ou Lacan, qui n'a jamais rien lâché sur ce point (dans son élaboration sur La signification du phallus), ou bien Winnicott dans son article Ce féminisme que je citais dans un post ci-dessus, ou bien encore, il y a quelques jours sur son blog, Jacquelyne Poulain-Colombier (il faut bien témoigner que des femmes y souscrivent!), ont relevé sous la formule connue de "l'envie du pénis". Mais elle l'a craché, sur ce mode enfantin «égalitaire» du ressentiment des filles, quelque peu métonymique, auquel je ne m'attendais pas, tellement il était "vrai" – je cite de mémoire : " je suis devenue féministe parce que quand j'étais enfant je voulais faire pipi debout, et je trouvais très inégalitaire de ne le pouvoir, de ne pas y être autorisée..."

Renvoyant par ce trait mon interlocutrice à cette affaire, qui  comme pour tout un chacun, de l’un et l’autre sexe, la regarde, je savais toucher, peut-être pas le point G (qui lui, rassurons-nous, n’existe pas), mais bien le point fixe, le plus sensible, et devoir m’attirer des réactions diverses… Je me doutais qu'il pourrait ne pas m’être pardonné de ne pas rentrer dans la ronde et d'avoir ainsi laissé aller - après avoir lu le reproche qui m’était fait, celui  de ma supposée "position haute" (et oui chère Louise, cela voudrait-il dire qu'il y en aurait des basses?) - ce trait de mauvais esprit of course… Un trait qui devrait pourtant amuser et réjouir, s'il est pris comme il convient, non les fières-à-bras du sexe, les thuriféraires du déni du "pénis neid" (= les agents culturels et politiques de cette négation qui opère en direct ou sous des déguisement divers, dont ceux qu’une psychanalyste a si bien relevé sous les traits de la « féminité comme mascarade »… ou qui opère, paradoxalement, à travers les façons dont la fille se fait «girl phallus »), ces tenants d'un phallocratisme inversé, aussi masqué soit-il, mais bien toutes les amies femmes... 

Il me faut ajouter, en ce temps de Noël, que loin de moi l’idée de priver les petites filles de leur girl-phallus, de leur poupée Barbie, ou d’avoir des poussettes, ni davantage d’interdire aux petits garçons de jouer au pistolet… Il ne s’agit pas davantage dans mon propos d'écraser quelque « jeu » que ce soit, autrement dit, il ne s’agit pas davantage d’écraser ce fantasme majeur des "filles" (dont les petits garçons qui se vivent eux aussi si souvent castrés, d'en bas, peuvent participer...) que de se laisser écraser par lui… L’enjeu est de ne pas confondre les registres, comme tout abord positiviste, objectiviste, de la différence des sexes, y conduit inévitablement.... Sous la photo d’une bite, tel Magritte et sa pipe, écrire : Ceci n’est pas un pénis !

Ce que je constate c’est qu’à un machisme dominateur fait cortège un féminisme qui, comme on le voit, joue des mêmes coudes, dans un décalque inversé. Un féminisme qui a produit et accompagné tout à la fois cette idéologie homosexualiste qui a revendiqué et obtenu de faire d’une position subjective quant au sexe  un véritable « état juridique de la personne »), et ce triomphe du « transgenre » qui dissociant le montage anthropologique de base (corps-image-mot) prétend à l’auto-fondation du sujet. Le « vécu » de son « genre » devant alors gouverner, et cela dès le plus jeune âge comme cela se voit en Amérique, l’état civil du sujet…

Alors voyez-vous, les filles peuvent pisser debout autant qu’elles le veulent, si ça leur plaît. Vieillissant je pisse bien souvent assis ! Mon trait n'était pas propos de fanfaron, qu'on se rassure. Mais on me pardonnera là, pour le coup, non pas de « moraliser » (quoique on puisse « moraliser » sans succomber à la moraline, au surmoi de ceux qui pensent eux ne pas « moraliser » n’est-ce pas…) mais d’estimer que de ne pas saisir en quoi l’assomption de l’égalité des sexes suppose celle, en vérité, de leur différence, et que cela ne se fait pas tout seul, mais suppose la mise en jeu langagière et institutionnelle du tiers terme, la mise en scène de la « fonction phallique », à travers le droit civil comme à travers ces rites et ces marques qui en sont les « repères » traditionnels (et non les seuls « stéréotypes » !),  cela est lourd de conséquences duelles, guerrières, sacrificielles…

Je ne dis pas que ce soit une position qu’épousent les contributeurs (de l’un et l’autre sexe) de ce forum, je n’en sais trop rien, mais je dis qu’oublier le Carnaval (ce temps et cet espace où, là, tout est possible, les identifications inconscientes peuvent prendre rang!) et dès lors penser pouvoir faire de la femme un homme comme un autre, et vice versa (ou, autre solution, penser pouvoir neutraliser la différence des sexes), nous mène dans une impasse dont d’aucuns, les sacrifiés du « genre », paieront le prix. Une impasse qui aura et qui a déjà pour autres conséquences d’entretenir la sourde nostalgie de l’ordre ancien, mais aussi de pousser bien de nos concitoyens musulmans vers leur propre fondamentalisme…

Christophe je te remercie pour ton aimable accusé de réception. Je visais cela, un possible dénouement du duel… Ce qui ne veut pas dire éteindre le potentiel ou actif conflit, mais lui donner (peut-être) un autre horizon, un autre élan…

Mon cadeau pour les fêtes :

 « HANS. – Maman, as-tu aussi un fait-pipi ?

 MAMAN. – Bien entendu. Pourquoi ? »

Une autre fois, Hans regarde, toute son attention tendue, sa mère qui se déshabille avant de se coucher. Celle-ci demande : « que regardes-tu donc ainsi ? »

HANS. – Je regarde seulement si tu as aussi un fait-pipi.

MAMAN. – Naturellement.  Ne le savais-tu donc pas ? »

    Freud, Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans   (Le petit Hans)

  « … ce dont il s'agit pour l'enfant, c'est de changer profondément tout son mode de relations au monde, d'admettre ce qui doit être enfin de compte admis à la fin, et que les sujets parfois mettent toute une vie à assumer, à savoir que, dans ce champ privilégié du monde qui est celui de leurs semblables, il est effectivement des sujets qui sont privés réellement de ce fameux phallus imaginaire. Et vous auriez tort de croire qu'il suffit d'en avoir la notion scientifique et articulable, pour que ceci passe, soit admis dans l'ensemble des croyances du sujet.

La profonde complexité des relations de l'homme à la femme, vient précisément de ce que nous pourrions appeler, dans notre rude langage, la résistance des sujets masculins à admettre effectivement que les sujets féminins sont véritablement dépourvus de quelque chose, et à plus forte raison, qu'ils soient pourvus de quelque chose d'autre.

…C'est littéralement à ce niveau que s'enracine une méconnaissance souvent maintenue avec une ténacité qui influence toute la conception du monde du sujet, et tout spécialement sa conception des relations sociales. Elle est maintenue au-delà de toute limite chez des sujets qui ne manquent pas de se tenir eux-mêmes, et avec le sourire, pour ayant parfaitement accepté la réalité. »

                Lacan, La relation d’objet (Séminaire IV, leçon du 3 avril 57)

C'est le Schtroumpf, Schtroumpf, Schtroumpf qui fait Schtroumpf, Schtroumpf, Schtroumpf

Le schtroumpf-phallus, voilà bien l'inestimable objet de la transmission!

Mais me revient là,  à propos de ce signifiant du "rezo", le souvenir de cet autre signifiant proche de "rhizome" cher à Deleuze et Guattari. Dans le fil de leur Anti-oedipe (dont André Green a dit un jour que c'etait une façon comme une autre pour eux d'y rester, dans l'Oedipe) , ils s'enticherent du "rhizome "  car celui-ci disaient ils, je viens d'en retrouver dans Mille plateaux  l'expression, "est une anti généalogie "... 

Rézo travail social 

Voilà donc bien un signifiant en lequel se cristallise, comme l'a si bien relevé Peter Sloterdjik , la cécité de notre culture en matière de filiation, toute " l'erreur de base de la modernité occidentale, qui n'a cessé de mettre au premier plan la "question sociale" et " d'oublier " la question généalogique. "

On peut aussi passer son temps à savoir qui a la plus haute ou la plus grosse!!!

Retour de Bretagne. J'ai fait un détour par Bourges. Rencontre de Patrick Martinat à propos de Marcel Bascoulard sur lequel j'ai écrit dans un ouvrage à paraitre en février, La folie douce. Passionnant de rencontrer un ... passionné. Martinat qui est journaliste au Monde a dédié son travail depuis plus de 20 ans à cet étrange personnage qui hantait les rues de Bourges et faisait si peur aux enfants. Ce "clochard céleste" a laissé une oeuvre gigantesque : dessins photos, cartes etc Allez faire un tour sur Internet... Vous m'en direz des nouvelles... ça vinet dans la foulée d'un beau n° de VST (revue des CEMEA) consacré à  création(s)... Bref, on ne s'en sortira - par le haut - que par cette voie étroite... Poësis. 

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