Vous-êtes vous déjà retrouvé à un poste où l'on n'attendait pas de vous d'être éducateur, mais de donner un cours, d'organiser un soutien scolaire, voir d'amuser un groupe? Dans une équipe qui ne s'intéresse qu'à la production finale pour le fameux rapport à rendre à l'organisme subsidiant?

Personnellement, c'est parfois le sentiment que j'ai. Entre mon patron qui broie du chiffre et un cadre aux définitions ridicules, j'ai parfois l'impression d'étouffer les enfants avec qui je travaille, de les dégoûter, alors que je suis persuadé que ce genre d'institution, de celles qui mettent en projet et questionne les représentations qu'ils se font, qu'ils se créent, que ces institutions dont le but est d'ouvrir des portes a tout son intérêt pour tous les enfants. Pour peu évidemment que la souplesse, l'envie de travailler, l'envie d'être là soit également là de la part des adultes, des encadrant. 

Comment donner envie à ses collègues? Comment, lorsqu'on est le nouveau, tout frais, tout prêt, peut-on partager sa motivation en espérant recevoir de l'expérience. J'essaie, tant bien que mal, mais l'image que je renvoie oscille entre le moralisateur de service et le dictateur à idées pédagogiques. 

Pourtant, quand je vois les minots, dont certains émettent cent mille projets à la seconde ou d'autres qui sont capables d'une curiosité folle, je me dis que c'est presqu'un défaut d'éthique que de ne pas les écouter, que d'accepter le laisser-aller au sein du cadre décrétal que nous savons tous restrictif, alors que nous pourrions faire tellement plus... Serait-ce ma morale qui se place mal? 

Suite au cri de ralliement de Monsieur Rouzel, j'ose déposer ici ces questions qui tournent et qui, parfois, se cristallisent en une rage qui me rend hostile à tout échange avec mes collègues... Je serais curieux d'avoir vos réactions, vos expériences, vos avis, ...

Vues : 643

Y répondre

Réponses à cette discussion

Votre activité solitaire chère Louise semble devoir se partager collectivement. Soit. Et votre attente de ma réponse est un gage de votre appétence à sortir de vos circonvolutions poétiques d'un autre âge.

Si le fait d'employer mon vocable pour traduire ce que vos écrits suscitent en moi équivaut à être agressif, why not?
Les douceurs et les candeurs sont elles à ce point nécessaires pour vous et signent elles une quelconque authenticité du débat?
Pensez-vous vous y inscrire juste par le biais de vos questionnements aux contours educativement corrects?
Bon sang, vous jouez au naïf ou ces sont les discours des irts que vous souhaitez faire se prolonger ici même?
Avez vous déjà bossé dans des institutions ? C'est fou comme c'est naïf! Vous croyez que les intentions des éducateurs sont d'une sainteté de fait et de surcroît ?
Que le diplôme garantit quelque chose de votre honnêteté intellectuel en tant qu'educ ? Je parle du Vous général.

Mihn,je n'ai pas perçu d'agressivité dans votre vocable, au contraire puisque vous me dites chère Louise au risque de vous mettre en scène.

J'avoue que j'apprécie les douceurs telles le chocolat mais aussi le foie gras que j'aime déguster avec un jurançon. Je suis d'ailleurs très contrariée d'apprendre  que, par mesure de prévention, tous les canards des Landes aient été abattus mais il en reste dans le Lot et Garonne. Les frontières sont bien gardées!

Je suis d'accord avec vous les intentions des éducateurs sont loin d'être saintes. C'est d'ailleurs ce que dit Daniel, bien qu'il faille faire un effort pour le lire. J'ai travaillé de longues années en institutions et j'en connais les travers, par contre les irts je n'ai pas fait ce choix de formation et je ne le regrette pas.

Ce qui est dommage, Mihn, c'est que vous mettiez un coup de pied dans la fourmilière mais sans jamais proposer autre chose. Faites attention à vous, vous allez finir par avoir une entorse.  

Pourquoi s'imaginer qu'il y aurait un désir pur? 

Proposer quoi? La parlotte.
Déjà se sortir de ce discours de naïfs ou pseudo naïf qui frise la consommation excessive d'herbes de provence hors culinaire peu chère Louise.
Si c'est pour proposer du vent et se maintenir dans des sphères poétiques aux relans babacools vieillis et qui refusent de retomber sur terre.. En effet, mieux vaut se taire(r) dans l'arrière pays de moutons.
Yuri galère et si on bosse sur le terrain et bien forcément ça nous parle ce qu'il vit. Mais renoncer à discourir sur "et si mon directeur en avait d'autres..de projets...ben le monde serait bien meilleur..." car cela demeure du rêve, du déni, du maintient des acquis de rêveurs qui cherchent à changer l'autre pour aller mieux.
Proposer.. Ça rime comme "être force de proposition", pitié.
C'est pas parce que l'on se questionne et que les vieux répondent à nos questions que ce que ces derniers disent signe une expérience valable.
Vous transmettez vos rêves de woodstock encore en stock dans votre arsenal telle une boîte à outils à disposition en permanence pour servir la cause du blabla sans fin que vous vendez.
Ça galère en institution.
Les rouzel et consort galérent aussi pour tenter de sortir les educs de leur idéaux et chaque génération deducs arrivant se reposent éternellement les mêmes questions et les mêmes rêveries d'un monde meilleur ou ce qui est prôné dans les textes sacrés correspondraient aux agir s sur le terrain. Hiatus incurable.
Votre discours Louise est digne pour moi d'un urticaire. C'est d'un anti jouissif efficace pour moi alors que cela vous donne des orgasmes que de vous croire dans cette posture du sujet supposé savoir du simple fait d'une question posée par un jeunot dans la profession et qui se présente ainsi pour je ne sais quelle raison de confort egotique.
Mon seul projet: comment être le moins toxique pour les résidents ! Sachant dans quel environnement social, institutionnel, j'évolue.
Convertissez les agneaux sur le larzac et fumez bio. Vous aurez le répondant que vous méritez des lors.

Votre seul projet : être le moins toxique pour les résidents? Vous considérez donc votre propre présence comme basiquement toxique pour ceux à qui vous êtes censé apporter votre aide? Sachant cela, j'en déduis que vous continuez néanmoins à intoxiquer votre entourage. Sûr que ça doit déniaiser, ça. Pour vous suivre dans la digression, ce ne sont pas uniquement, pour vous citer, "les rouzel et consort" qui peinent à remettre du terre-à-terre. L'idéalisme et le cynisme sont deux positions extrêmes qui démontrent une déconnexion avec la réalité. Le cynisme dont vous faites preuve, cher Minh, n'est-ce pas finalement uniquement un idéalisme en négatif?

Mais j'en reviens à ce qui m'intéresse, car oui, je me considère comme un idéaliste et ne compte pas changer cela : c'est un moteur utile qui m'a souvent permis d'être dans des actions aussi précises que valorisantes. Là est mon confort. Je me présente comme jeunot dans la profession car c'est ma réalité, ce n'est pas ce que je considère de plus confortable et cela ne m'empêche néanmoins pas d'avoir un avis sur certaines choses. Je prends juste cet espace comme un espace pour élargir un débat que je ne peux avoir avec l'équipe dans laquelle je travaille, et pour éviter de saoûler mon entourage. Je n'attends pas uniquement une réponse des vieux, je serais preneur de votre avis si vous ne craigniez pas tant de parler un peu pour le plaisir de la conversation. 

Et je préfère préciser que j'essaie de ne pas être dans le "Si mon directeur était différent", mais que la question est bien : comment puis-je être dans l'éducation dans cette structure, avec ce directeur et cette équipe qui me coupent les jambes? Je pars également du principe que le directeur n'est pas un cas isolé, qu'il n'est pas un monstre unique en son genre, que donc certains collègue doivent avoir connu des situations similaires, d'un côté ou de l'autre. Peu importe que l'expérience soit "valable" (ce qui pour moi rime avec efficace), qu'elle apporte une solution (finale?) au problème ou qu'elle remette juste en question mon langage et donc ce que cela exprime de mon inconscient. 

Je vous rappelle également, pour paraphraser Tolkien, que tout ce qui rêve n'a pas fumé, alors peut-être pouvons-nous cesser cette allusion déplacée à ma, notre clarté d'esprit. Si vous ne supportez pas de vous entendre parler, soyez cohérent : taisez-vous. Si vous estimez avoir une vision plus claire, soyez généreux, partagez. 

Travailler en équipe et ne pas s'apercevoir que les colègues sont constamment en train de manipuler les situations a des fins personnels et que les résidents sont aussi instrumentalisés pour le bénéfice de certains membres de l'équipe , constitue soit un aveuglement patent soit une naïveté à toute épreuve pour la sauvegarde de soi dans ses idéalisations infantiles qui empêchent de grandir. Etre cynique et alors?

Pensez-vous que l'institution ne soit pas paressence toxique pour les patients, les résidents etc,.. voyez-vous comment on s'ingénue à dévoyer les moyens humains, théoriques etc pour le seul confort des équipes en premier lieu§ Mais qui ouvertement avouera que son intérêt prime d'abord sur celui des patients ???

Je répète, soit vous êtes un sourd irrécupérable soit vous êtes aussi dans l'évitement de vous rendre à certaines évidence.

Travailler devrait nous rendre optimiste et si ce n'est pas le cas, on serait de simple cyniques agressifs etc?

si vous faites le constat que ne pouvez plus bosser avec cette structure, et bien décider d'en partir pour sauver votre peau, aller voir un psy, la famille etc. pour vous aider à prendre une décision . On ne change pas sa famille pour aller mieux, alors de là à penser qu'on peut changer l'institution tout seul (y a aura personne rassurez vous tout de suite,!!) bien,.. mieux vaut se barrer. c'est ça où l'ulcère a terme.

Je ne me sens pas vraiment entendu. J'en viens à me demander si vous lisez mes réponses... Je ne cherche pas à changer l'institution, relisez le titre du sujet : quelle éducation possible? Si votre réponse, c'est aucune, alors cessez de vous perdre en palabre et répondez simplement "Aucune dans ces conditions". S'il est vrai que je parle de "motiver mes collègues", il s'agit plutôt pour de questionner la dynamique de groupe, que de révolutionner le monde.

Être cynique, et alors? demandez-vous. Et alors rien. Vous êtes cynique, je suis idéaliste. Ce ne sont que les deux faces d'une même médaille. Cela dit, il y a peut-être un "et alors" : visiblement cela touche une corde sensible chez vous, vu vos réactions pour le moins brûlantes. Et personnellement, je n'ai ni patients, ni résidents. Je ne travaille pas à "aider" ni à "soigner", mais bien à éduquer, à prévenir, et également à animer, à amuser. 

Oui, pour une part nous instrumentalisons les gens avec qui nous travaillons. Nous instrumentalisons tout ce qui nous entoure, d'une manière plus ou moins consciente. Cela n'a rien de nocif, c'est purement naturel. Nous n'agissons jamais que par intérêt personnel : si je fais ce métier, c'est parce que cela m'apporte quelque chose, parce que j'y trouve un intérêt. C'est toujours très personnel. Même la naïveté que vous décriez est une question d'intérêt personnel. Et vous? Vous semblez bien cacher votre intérêt pour vos bénéficiaires derrière cette attitude pessimiste.

Travailler ne me rend pas optimiste. J'aime simplement ce que je fais avec les enfants, et j'ai, c'est vrai, certains idéaux. J'ai des valeurs selon lesquelles je veux diriger mon action générale. J'entends que vous me placez dans l'évitement, et j'accepte la critique, comme celles de la personnalisation qu'ont soulignés d'autres personnes. Je me confronte donc à votre vision de l'institution, mais néanmoins le discours que vous employez est chargé d'une telle agressivité que non seulement j'ai du mal à le recevoir, mais j'ai en plus l'impression que cela vous met en colère de dialoguer. Qu'est-ce qui vous fait réagir en vous? La parlotte qui retarde l'action? L'hypocrisie que vous voyez partout? La déconnexion par rapport à la réalité? Parlons-en! Quelle est votre réalité du travail social au sens de travail sur et dans la société, au sein même de ses rouages, quelle est cette réalité si terrible qu'elle mérite que vous passiez vos nerfs à tâcher de m'ouvrir yeux et oreilles à coup, limite, d'insultes.

Pour ma part, je ne fais le constat final de rien du tout. Je pense pouvoir bosser avec cette structure, je me demande juste comment. Car, et j'en choquerai plus d'un, je suis persuadé que mes collègues sont tous persuadés de faire bien leur boulot, et qu'ils sont également convaincu du bien-fondé de leur action, et des répercussions positives qu'elles ont sur les enfants. Je les trouve juste un peu (beaucoup) trop facile, je trouve qu'elles ne demandent ni travail ni implication. Et oui, je profite de cet espace comme d'un genre de supervision, donc de psy si vous voulez. Vous voyez, j'instrumentalise, pour profiter d'un espace d'échange dans mon intérêt : celui de continuer à travailler avec joie, et pas en veillant simplement à être le moins toxique. Car pour moi, ne pas faire de mal ne revient pas à faire bien. 

Votre désir de faire du bien aux jeunes avec qui vous bossez est assurément positif, et encore heureux que vous le.pensiez ainsi. Ce que je souligne avec mon caractère propre, c'est ce système qui prône le bien-être des personnes dont on a la "charge" et le gouffre des moyens dont on dispose. Le cynisme se situe déjà entre ce qui est légalement exigé et érigé comme nécessité, et l'écart des actes posés et assumés. Exemple, vous vous battez pour qu'un jeune soit pris en compte quand à so désir d'être ceci.cela..ses difficultés ordinaires ou pas lui vaut u'e étiquette qui lui.colle à la l'eau durablement. Vous souhaitez lui apporter un accompagnement digne de ce nom journalierement. Sa famille est en lambeau, ses liens à l'autre s'en trouve affecté... Etc. Un matin, les instances de tutelle vous envoie un "fax" stipulant qu'il est nécessaire d'accueillir en urgence un autre gamin.. C'est une injonction.habillee. U'e heure plus tard, second fax: nous vous rappelons que vous avez un agrément pour 20 gamins.. Grosse mode: débrouillez vous pour en envoyer un ou vous voulez avec un motif argumenté biensur (séjour de rupture, de machin chose....) alors qu'il n'en a strictement pas besoin.ni l'envie..etc..
Eh bien, non seulement la direction ne bronche pas, les zducs encore moins, ceux là même qui juste avant blablatés sur l'incohérence des directives, des axes de travail.. dans l'intérêt du jeune évidemment.
Et bien il n'y a plus personne c'est en cela et j'ai plein d'exemples à foison de ce type là que je suis remonté comme une pile contre les discours de cohérence qui se drapent de l'intérêt du jeûne du résident du patient vous appelez ça comme vous voulez mais qui sont aux abonnés absents quand il faut acter ses dires.
L'équilibre d'une équipe prime sur celle des personnes dont on s'occupe.
Cela se vérifie chaque jour. Et vous voulez que je sois pas cynique.
Finalement. Vous empêchez le collègue d'agir contre le jeune, le résident..etc.. Cela épuise et c'est ça une équipe, des personnes qui utilisent.leur Job comme faire valoir ni plus ni moins.
Vous perdrez à terme car votre idéal va à l'encontre de leur confort. Ils sont plus nombreux et nocifs que vous ne le pensez.

YUri,  je reviens sur vos observations. J'y ai appris un nouveau mot, qui a ses sources dans le vieux français : une "farde". Et j'en retiens surtout cette remarque "elle se croit trop chez elle" de celui qui apparemment se tient , lui, pour le maître des lieux. On pourrait là faire écho au "on est chez nous" que scandent les ultras du Front National. Et pourtant on ne peut quand même pas éviter,  si tout du moins on veut s'en sortir (s'extraire du duel et du clivage), de faire jouer la coupure, les distinctions et les frontières,  ce qu'il en est du privé et du public, de l'espace familial et de l'espace tiers institutionnel. Comment dire un "tu n'es pas chez toi ici" qui engage celui à qui on s'adresse à  reconnaître l'altérité si de son altérité on croit pouvoir se rendre maître ou pire encore, dès lors qu'on y échoue, on la réduit à du moins que rien... Quadrature de l'éducation,  quadrature de la dite intégration.  

Une formule choc de mon cher Pierre Legendre me revient : la loi de la communication c'est la communication de la Loi. Et en la matière,  la farde (ou la meilleure volonté ) ne sert à rien. Mais votre petit despote institutionnel, ce "coordinateur" il continuera longtemps à sévir comme tant d'autres de ce genre qui pullulent, dans des genres divers, mais tous sur le même mode, le mode "homo", dans nos milieux, tant que ceux qui lui font face ne se mettent pas un peu à la page de la Loi, tant qu'ils ne se dégagent pas un peu eux même de leur propre mode "homo"... Dans ce dégagement je vous vois un peu vous inscrire quand vous vous reliez à la mère de la petite. Je dis "un peu", parce que je crois que de la réduire à la "maman" vous tendez, c'est on ne peut plus commun, à ne plus la requérir comme femme, dans sa propre division subjective de femme, qu'elle à habiter, à assumer, comme vous votre propre division subjective d'homme, comme nous tous, pour le meilleur "intérêt " de son enfant.

Merci à vous pour votre courage et votre exposition sur ce forum.

D'une certaine façon,  le coordinateur privatise l'espace institutionnel, public. Il fait de la Loi , qui n'appartient à personne, "sa loi"... A son "tu n'es pas chez toi ici' il serait bon de lui dire que "toi non plus mon ami''... C'est comme les fanas du FN, et tant d'autres fanas de leur Cause, il demeure dans ce que j'appelle un transfert politique, institutionnel,  "radical', un lien incestueux, sans écart,  à la Nation, à l'institution, à la fonction... 

Jeune éducateur j'avais été saisi par cette expression d'un juge à un jeune : "ici tu n'as pas affaire à la loi de ton père mais à la loi du juge". C'est de cette opposition en miroir de ceux qui se tiennent maîtres de la Loi qu'il convient de s'extirper soi-même... Méditez la fable de La Fontaine, L'âne qui portait des reliques.

Et dans son désespoir nihiliste Minh, encore si absent à lui-même,  touche pourtant à  mes yeux à bien des vérités.  Il se trompe sur un point, aveuglé par son "tout contre" (bien relevé par Louise) : la scène rapportée par Louise témoigne de façon vivante tout à la fois de sa liaison et de sa liberté. Par où l'éducation devient "possible" quoiqu'impossible... Je me réjouis que Christophe ait su, lui, de ce poste de Louise, en apprécier tout le sel. Ce "sel' qui consiste toujours en nos metiers d'éducateurs à donner des parents à un enfant. Ou comme dit Laurent, faire jouer la coupure, et tenir la structure.

Encore la parole du sage.. Qui donne sa vérité érigée en absolue. Il y a quelque chose de masochiste dans cette prose. Vous êtes tout autant désespéré de vous faire lire M.pendanx. C'est beau illusion.

Finalement papy Freud n'avait pas tort de souligner que l'éducation, comme la politique et le soin, ont quelque chose d'impossible. ça il l'écrit en 1925 dans la préface  au bouquin de l'éducateur August Aichhorn. Posé comme ça, on se dit: bon ça vaut pas le coup, et on réduit l'impossible à l'impuissance. Mais en 1937 Freud en remet une louche dans "Analyse finie, analyse infinie". Dans ces métiers, précise-t-il, "on peut être sûr d'un résultat insuffisant...". Voilà qui devrait calmer autant les idéalistes que les cyniques, deux faces de la même médaille, deux façons de buter sur un point de réel impensable, tel que le jeune Félix le fait éprouver à vous Christophe et à l'ensemble de l'équipe. C'est à ce moment précis quand nul ne sait plus quoi faire, que toutes les recettes de cuisine, les trucs de métier, les projets et projections s'effondrent, que chacun, personnellement et collectivement, est convoqué à inventer. En cela la rencontre avec Félix est une chance. Si vous la saisissez... 

Répondre à la discussion

RSS

Parole de Sagesse

« Quand un groupe d'hommes renie l'Etat sous l'autorité duquel il avait jusqu'alors vécu, il est bien près en fait d'établir son propre gouvernement. »

Gandhi

Astuces techniques

Désactiver les notifications par mail à chaque réponse dans un forum ou un groupe (dans le cas où votre boite serait "saturée" de message).

Recevoir les communications envoyées à tous les membres du REZO qui peuvent être filtrées par erreur par votre boîte mail.

Contribuer

Pour soutenir REZO, participer aux frais d'hébergement, de maintenance et améliorations :


Merci !
Erwan, administrateur du REZO

Remarque :  pour ceux qui sont réticents à payer en ligne, il est aussi possible d'envoyer un chèque.
Merci de me contacter pour que je vous envoie les coordonnées postales.

Forum

Debout pour nos métiers du travail social !

Démarrée par Joseph Rouzel dans Général. Dernière réponse de PENDANX Daniel mercredi. 1 Réponse

ça sonne un peu comme un refrain bien connu de l'Internationale Communiste:Debout ! l'âme du prolétaireTravailleurs, groupons-nous enfin.Debout ! les damnés de la terre !Debout ! les forçats de la faim !Pour vaincre la misère et l'ombreFoule…Continuer

offre de stage et de missions solidaire de camp chantier togo 2018

Démarrée par fazazi koura dans Emplois, Stages, Formations, ... 12 janv.. 0 Réponses

PrésentationASSEMBLESSAN - ASSEMBLESSAN est une association reconnue par l’état togolais qui signifie(Tous ensemble et ensemble).C’est une association apolitique non religieuse et à but non lucratif crée le 15 Aout 2009.L’Association ASSEMBLESSAN-…Continuer

Billets

Nos prisons volontaires

Publié(e) par Laurent OTT le 11 janvier 2018 à 12:34 0 Commentaires

De l’action comme empêchement

Nous appris à percevoir et reconnaître une certaine conception du travail, à la fois social, familial ou politique qui présente une ambivalence fondamentale. Cela…

Continuer

Évènements

© 2018   Créé par Joseph Rouzel.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation