Penser sa vie, vivre sa pensée,... et "ça" alors?

Se trouve-t-il un inconciliable entre le fait de penser sur sa condition humaine, tragique par essence impliquant de fait de renoncer à espérer le bonheur pour vivre autrement le tragique de la vie, du fait de sa finitude au risque de n'être que dans le "divertissement" & l'hypothèse de l'inconscient qui nous "rappelle" que l'on est parlé avant de parler, que l'on ne court qu'après "la chose" déjà perdue, à tout jamais perdue d'autant plus qu'elle n'a été qu'une illusion, et que de ce fait on ne fait que re-trouver très partiellement certains aspects de "la chose" et non point de Trouvaille?

Dit autrement, comment penser l'apport de la philosophie sur la question du bonheur, la sagesse etc,.. au regard de la psychanalyse? Est-ce un inconciliable de par leur "angle" de vue? Moi "contre" le "ça"?

Faut il d'abord être suffisamment en paix pour pouvoir être apte finalement ensuite à penser sa vie et vivre sa pensée,...?

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quand j'étais jeune (aï, je radote), j'ai eu des cours de philo au lycée, entre autres approches philosophiques de la question humaine, il y avait la psychanalyse (sa partie théorie)

après, quand on regarde les œuvres des psychanalystes, les références à des auteurs associés à la philo sont présentes 

lors de ma formation initiale d'éduc, j'ai fait, comme option " philosophie et psychanalyse" ; faut dire que c'était avec un bonhomme passionnant, venant de la Chesnaie, pilier de l'EPIC  (je lui rend hommage au passage : M Jean-Jacques Martin)

dans mon cerveau, il n'y a aucun inconciliable 

je fais référence à l'idée que lorsque l'on est "trop" mal dans sa peau, et bien c'est dur de penser, d'autant plus que c''est carrément pas cela qui se passe, à fortiori quand vous êtes sur un divan.

On peut penser sa vie, on en est parfois capable, mais l'est on, apte lorsque le tragique "frappe" trop souvent ou plutôt quand cela est trop douloureux de l'y intégrer dans sa lecture de l''existence. je ne crois pas en la béatitude évidemment.

Je parle de ces courants forts intéressants qui ne se situent pas dans le coaching et ou le développement personnel mais qui sont carrément issus de philosophes tels que Comte Sponville. Quand je l'écoute, le lis, je me dis, purée,..que de liens à faire avec les éléments soulevés et abordés par la psychanalyse,.. pour autant aussi enrichissants soient ces thèses,.. l'intellec l'entends,..mais "ça" se travaille ailleurs.

On peut reprendre la question là où Lacan la dépose: "La où je suis je ne pense pas; là où je pense, je ne suis pas". ça renouvelle l'hypothèse de l'inconscient et précise la division du sujet entre ce qui nous échappe et ce que nous pensons maîtriser. Est-ce conciliable? Justement non. C'est là où la philosophie, sur laquelle en effet s'est adossée en partie la construction de la psychanalyse (Freud et Schopenhauer; Lacan et Heidegger etc), s'avère d'un piètre secours, là où aussi philosophie et psychanalyse se séparent. Vous avez bien raison: ça se travaille ailleurs. L'ailleurs, un autre nom de l'inconscient.  Comment alors mettre au travail ce qui se travaille ailleurs et qui nous travaille? 

Si je reprends votre questionnement Minh au ras de son énoncé en ce qui concerne le bonheur. Il existe bien des écoles de sagesse dans l'histoire de la philosophie, surtout antiques (les stoïciens, les épicuriens... plus près nous les Comte-Sponville, Luc Ferry etc). Quant au point de vue de la psychanalyse, il suffit de lire le texte de Freud de 1929, qui expose le malheur fondamental (et non malaise) de l'espèce humaine: ce que veut l'homme c'est être heureux; manque de pot trois obstacles majeurs s'opposent à cette volonté de bonheur: nous avons un corps, il y a le monde et les autres... Vision plutôt tragique. Ensuite comment chacun se débouille avec ça? C'est la question et la réponse  n'est pas écrite, ni dans les livres de philosophie, ni dans les livres de psychanalyse... ça s'apprend, précise Freud dans sa préface à Aïchhorn, à même son corps. 

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