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Réponses à cette discussion

Le souci si cela en est un, c'est que la "plupart" est aussi une vue de l'esprit, ceux que vous côtoyez et qui viennent à votre rencontre pour des raisons finalement d'obédience ou assimilées, ou ceux que vous voyez en supervision etc.. C'est qd même pas le lieu du débat, du " j'ai merdé et je m'en rends compte et j'en fais quelque chose. " ce sont des lieux pipés dès le départ. Soit les éducs viennent pour venir soit parce qu'ils se sentent obligés de venir.. Cela serait naïf de croire..on est bien dans le registre de la croyance..que d'imaginer que ces lieux ne sont pas aussi fait pour dire le contraire de ce que l'on agit pas. Manipulation, instrulentalisation, dévoiement, sont régulièrement présentes.
Nous ne rencontrons et où ne bossons décidément pas dans et sur la même planète m.rouzel.
Ça déconne grave en institution et c'est presque ainsi de nature. Lutte des classes déguisée en pseudo arguments éducatifs, manipulation des vécus des résidents etc. A des fins bien peu professionnelles. Équilibre de l'équipe avant équilibre des résidents.. Incantations éducatives à l'endroit de qui veut entendre humanisme des professionnels éducatifs,..
Faut bien bosser la dessus par un biais ou un autre, mais je pense que sur le fond, il ne suffit pas de lire le menu pour avoir le ventre rempli. Ce n'est pas une question de savoir, de prismes intellectuels, d'expérience.. On peut faire la même concerne durant 20 ans..et être sacrément expérimenté pour contourner les règles..
Après, il se trouve les débutants illusionnes qui prennent vite le pli du système. Confort perso, lutte des clans,.. Tout cela pour que rien ne bouge comme si cela pouvait bouger.
"la vérité est ailleurs" c'est une escroquerie vendue pour ne pas voir que ce qui est devant nos yeux est vrai.
Prendre soin de l'autre est pas naturel.
Les éducateurs, terme générique, sont les spécialistes aussi du blabla. Entre poésie, bonnes intentions affichées mais pas actees, singeries du discours psy, ils pensent d'abord à leur confort et finissent par se planquer derrière la formation,entre autres, pour s'acheter une bonne conscience.
Pendanx, rouzel etc bonnet blanc blanc bonnet. Vous surfez sur ce business de la parlotte. Et vous avez autant l'un que l'autre la jouissances de la plume et où du micro. Soit.
Mais vous n'y êtes plus dans le réel de tous les jours. C'est par procuration dans le meilleur des cas que vous vous risquez o' va dire, à vous astiquer le verbe. Why not.
Au quotidien c'est très basique et concret. Personne n'ose moufter qd il faut prendre position. Demain on bosse avec son collègue, demain c'est demain.. Celui-là même qui ne emmerde tellement il est mauvais avec le résident, avec nous.
Mais on se tait. Là est le réel.

Comment savez-vous ce qui se passe dans les lieux où j'interviens et pourquoi les collègues y  viennent, puisque vous n'y êtes pas? 

"ça ce n'est pas un lieu mais un temps, le temps d'avant, celui de la jeunesse"

si, ce que j'évoque, ce sont bien les lieux de l'expérience d'où j'ai tiré mon élaboration - élaboration qui m'a peu à peu conduit à considérer combien soutenir les limites de sa propre place de discours dans la scène du cas (et donc soutenir les limites de son désir, l'impossible à satisfaire, et donc soutenir, pour son propre compte de sujet, sa division subjective et  sa propre  culpabilité), était bien plus essentiel que les références proclamées et les contenus des discours tenus.

C'est d'avoir conquis de redéfinir, toujours pour mon propre compte de sujet, et ainsi pour autrui (des tutelles aux sujets traités en passant par les "partenaires institutionnels"), ces limites dans la fonction d'éducateur d'AEMO (cf par exemple mon dernier article, avec une brève étude de cas, dans le dernier numéro de la revue Empan sur l'AEMO), de les avoir conquises  y compris a contrario des confusions instituées, a contrario aussi de ce juridisme médico-psycho-éducatif qui alimente cette conception insulaire du sujet-Roi  et légitime tant d'éducateurs et d'institutions à outrepasser le seul cadre juridique de la castration symbolique, que j'ai fini par saisir, en liberté, ce qu'il en était de ce lieu médian de l'interprète d'où je parlais dans la scène institutionnelle du cas. C'est de ce lieu là que  dans l'après-coup de ma pratique je continue de porter témoignage, que je parle et écris aujourd'hui. C'est bien en effet de ce lieu, de cet espace tiers, un espace toutefois référé, que je continue de faire valoir ce rôle médian ( représentant de la représentation du Père dans le mythe institutionnel œdipien, dans la scène du cas : pas du Père idéal doit s'entendre là aussi)) que je me suis "appliqué" peu à peu dans mon office à jouer (sans avoir besoin de me soutenir d'une autre identification professionnelle que celle "d'éducateur"qui était la mienne), et cela le plus souvent, au grand dam de beaucoup, avec un vrai plaisir  (entendez ici que c'est bien ce plaisir qui peut donner ses limites à la jouissance sadomasochiste - parce que "la jouissance" ça va toujours avec une économie du fantasme et du lien n'est-ce pas -, et  ce n'est donc pas  je ne sais quel moralisme qui peut, cette jouissance prédatrice, la limiter, comme ce n'est pas je ne sais quel virilisme ou quel féminisme, quel familiaisme institutionnel, patri ou matriarcal, quel homosexualisme, qui peuvent vous  dégager de la destructivité inconsciente du désir, c'est-à-dire civiliser un peu votre jouissance... Alors cher Minh il faudrait y arriver un peu, je veux dire, au plaisir... qui lie la jouissance, lui donne ses limites. Bien écrire par exemple.

Je rappelle que le sujet de la discussion est: de quoi "autisme" est-il le nom? 

Ce qui n'a l'air de préoccuper personne.... chacun dans son univers.....

Faudrait-il s'en préoccuper Pia ?

Pia Perrot a dit :

Ce qui n'a l'air de préoccuper personne.... chacun dans son univers.....

Victor et Itard : un loupé

Le médecin Itard, s'appuie sur le philosophe Condillac qui parle de « sensualisme absolu ». Les idées, l'action, la réflexion, le langage proviennent de la combinaison des sensations primaires et extérieures: mythe de l'enfant comme cire vierge ou de la statue animée de l'extérieur. Le langage est un moyen de lier les idées issues des sensations. On en déduit une théorie psychologique scientifique: «  Rien n'est dans l'intellect qui n'ait été auparavant dans les sens. » Thèse proche de l'empirisme de Locke. François Truffault dans L'enfant sauvage met en scène l'opposition Pinel/Itard. Pinel estime que l'idiot (on dirait aujourd'hui: autiste) est incurable, sauf s'il se produit une crise salutaire, lors d'un choc. L'idiotisme peut être inné par dégénérescence ou acquis. De l'observation de Victor il retient qu'il a un regard vide, sauf s'il fixe une aliment ou une porte pour s'enfuir; il n'est pas sourd puisqu'il réagit à toute nourriture (odeur ou bruit, comme celle d'une noix cassée derrière son dos); le placement à l'institut des sourds muets dirigé par Sicard est donc une erreur. Il ne parle pas, il grogne. Sa démarche est particulière: il se balance, trotte ou galope. Il n'a pas acquis la préhension, ne fait aucun lien entre le contact de l'objet et sa vision, confond le plan et le relief: il essaie d'attraper les objets peints. Malgré ses quelques acquisitions, Pinel juge qu'il doit être assimilé aux enfants ou adultes réduits à l'état de démence ou d'idiotisme et en conséquence accueilli à Bicêtre, à vie.

Jean-Marc Gaspard Itard, médecin ami de Sicard,  pour sa part estime que Victor est « capable d'éducation ».  C'est un des premiers médecins de l'otorhinolaryngologie (ORL), c'est le père de l'orthophonie, pionnier de la rééducation orale des malentendants. Itard nourrit un grand rêve métaphysique et  de gloire. On est au lendemain de la Révolution. Il s'agit de « résoudre le problème de la métaphysique: déterminer quel serait le degré d'intelligence et la nature des idées d'un adolescent qui, privé dès son enfance de toute éducation, aurait vécu entièrement séparé des individus de son espèce. » Ses observations sont donc guidées par ce présupposé théorique. En fait Victor n'est que l'instrument de cette recherche, un cobaye. Itard, comme disciple de Condillac et du sensualisme, veut prouver et démontrer que l'intelligence provient des sens et qu'une éducation sensorielle peut remédier à son dysfonctionnement. Itard s'oppose à Pinel en décrétant Victor capable d'éducation qu'il définit comme « traitement moral ». Au-delà, c'est une véritable «  entreprise de civilisation »  qu'il lance. Il écrit au Ministre de la santé de l'époque pour qu'il lui accorde une subvention afin que Victor puisse bénéficier d'une « éducation spéciale » (origine du métier d’éducateur spécialisé !).  Mais devant l'échec de l'éducation de Victor, par des méthodes que l'on dirait aujourd'hui de rééducation comportementale, Itard le laisse tomber et entre à l'Académie des Sciences. Quant à  Victor il finira ses jours chez Pinel, à Bicêtre. 

(Extrait de mon bouquin La prise en compte des psychoses dans le travail éducatif)


Lettre ouverte contre la résolution Fasquelle

Par Aurore Cahon

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Monsieur le député, je suis la maman d’un petit garçon de 6 ans et demi atteint d’ « autisme sévère, hyperactivité avec intolérance à la frustration ».

Il a été diagnostiqué en avril 2013 par une pédopsychiatre d’un CMP qui a immédiatement coordonné sa prise en charge pour qu’elle soit le plus rapide possible, aussi bien d’un point de vue administratif que de ses soins. Avec cette personne, nous parlions aussi bien d’affinités, d’invention, de psychanalyse que de PECS, TEACH, et d’ABA.
C’est en étant au plus près de notre enfant que nous avons lu, écouté, tout ce qui touchait de près ou de loin l’autisme. Nous nous sommes formés aussi à vos fameuses recommandations.
Mais chacune des solutions, nous ne les avons trouvées ni dans des livres ni dans des formations aux prix exorbitants. Et encore moins en utilisant une seule méthode de manière unilatérale. Nous avons pioché un peu partout mais toujours en les adaptant à notre fils.
Nous les avons surtout trouvées avec lui, et c’est de cela que s’enseigne la psychanalyse que vous maudissez tant. Parier sur le sujet, partir de ses préférences, jouer avec lui, de l’écoute et tisser un lien que l’on veut indéfectible entre l’enfant autiste et nous.
Nous les parents, les professionnels de santé, de l’école, du comportementalisme, de la psychanalyse.
Parce que oui Monsieur, l’on peut faire tout cela sans clivage, dans une bienveillance commune et même en se respectant les uns les autres. J’y assiste heureuse, toutes les semaines.
Mr Fasquelle, je me permets de vous citer : « Considérant que la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France en février 2015 pour « manque d’accompagnement adapté des personnes autistes » au regard de la Convention européenne de sauvegarde des droits l’Homme et des libertés fondamentales »
Au lieu de débusquer les psyKK comme aiment les appeler vos lobbys, mettez donc en place ce que vous avancez :

  • Mon fils s’est retrouvé sur le trottoir après 10 heures de classe malgré ma présence en classe avec lui, à défaut d’AVS, parce que la MDPH met 6 à 9 mois pour traiter une demande, et cette exclusion s’est faite sous la bénédiction de l’inspection de circonscription, de la direction des affaires scolaires de la ville. J’ai passé 3 mois dans les bureaux à vociférer ma peine de l’exclusion de mon fils dès sa première rentrée, n’est ce pas de la maltraitance ? où sont les droits de l’enfant ?
  • L’hôpital de jour pluridisciplinaire associant toutes les méthodes disponibles dans une orientation des recommandations de l’HAS de façon ultra personnalisé n’a plus d’orthophoniste depuis 2 ans nous obligeant à courir en libéral pour les soins indispensables pour notre fils. Il rate ainsi une demi journée d’école dont il aurait pu profiter si les orthophonistes était mieux payés en intra-hospitalier (ils ne gagnent environ que 1300 euro !) Où sont les moyens dédiés aux établissements en accord avec l’HAS ?
  • Il n’y a plus de psychomotricienne non plus, congés maternité non remplacé... n’est ce pas de la maltraitance pour les enfants ?
  • Les personnels sont extrêmement motivés mais jamais remplacés si malades, obligés de changer de service même en cours d’année s’ils ont atteint les fameux 5 ans maximum au même endroit. Ils sont obligés de lâcher les enfants par obligation, la mort dans l’âme en pleine année scolaire. Nos autistes, Monsieur Fasquelle, sont pourvus de sentiments. Ils s’attachent à ceux qui les acceptent pour ce qu’ils sont, des enfants, que croyez-vous que ça leur fait quand un soignant quitte le navire ? n’est ce pas de la maltraitance ? Et les soignants ?
  • Je suis perpétuellement en train de me battre pour trouver une école, pour avoir une AVS, mon ordinateur est usé des lettres tapées sans relâche... les parents d’enfants différents sont usés Monsieur le Député, usés par un système qui ne voit pas où sont nos problèmes du quotidien, et pour ce qui me concerne, usée de cette querelle de bas étage concernant le choix des méthodes.

Est-ce que ce sont les psychanalystes qui empêchent la scolarisation de mon fils ? Je ne crois pas. Est-ce que ce sont les psychanalystes qui ne m’octroient pas une AVS en temps en heure, je ne crois pas.
Est-ce que ce sont les psychanalystes qui affirment qu’ils détiennent LA méthode miracle pour l’autisme et en veulent l’exclusivité ? Non plus.
Est-ce qu’ils passent leur temps à saccager les propos des comportementalistes ? À entretenir cette guerre ? Non plus.
La psychanalyse est maudite aujourd’hui à cause de phrases dites il y a 50 ans, par un psychanalyste qui avait au moins le mérite de travailler sur l’autisme même si évidement je suis contre son idée des « mères frigidaires ». L’ABA dans les années 70, Mr le député, utilisait les punitions corporelles, mais cela, personne n’en parle. Si tous consentent à dire que l’ABA a évolué, pourquoi n’en fait-on pas de même avec la psychanalyse ? Car l’image que vous nous servez à longueur d’année sur les psychanalystes est désuète et à l’opposé de ceux que je connais !
Mais il est bien plus facile de leur mettre tout sur le dos. Il faut un responsable et détourner l’opinion publique des vrais problèmes : le manque cruel de moyens, de places, les conditions de travail des soignants en milieu psychiatrique, le manque criant de spécialiste en intra hospitalier,  la course des mères sur les parkings et dans les salles d’attente. Mr Fasquelle entre mon travail qui est tout près et les aller retour des soins de mon fils je faisais 1000KM par mois l’année dernière ! Dois-je envoyer la facture aux psychanalystes ?

Maintenant je vais vous dire, le plus que ras le bol de tout cela comme beaucoup d’entre nous.
Mon fils va à l’école ordinaire, je me bas chaque année pour ça. Il va chez l’orthophoniste en libérale, il va à l’hôpital de jour où ils utilisent essentiellement des méthodes cognitivo comportementale et ho ! Disgrâce ! Il est suivi également par des psychanalystes à coté car c’est notre choix Mr Fasquelle. Dites moi pourquoi les parents d’enfants autistes ne peuvent pas élever leurs enfants comme ils le souhaitent ? De quel droit ? Vous parlez de « liberté fondamentale », où sont les nôtres ?
Alors c’est fort, personne n’en veut, pas de place nulle part et on vient encore nous dire comment on doit les élever !
C’est vous qui êtes maltraitants avec nous et nos enfants. Vous tous qui tirez les ficelles et croyez mieux savoir que nous ce qui est bon pour nos enfants, c’est insultant vis-à-vis de l’amour et de l’énergie qu’on y déploie...insultant vis-à-vis des professionnels qui nous soutiennent.
Par ailleurs ce clivage dresse les soignants les uns contre les autres alors que tous pourraient s’enrichir de leur savoir. Il va jusqu’à dresser les parents entre eux ! Alors que nous avons tous les mêmes difficultés, c’est invraisemblable !

Mr le député, mon fils aujourd’hui est comme sur une table, chaque pieds représentant un maillon de la chaîne : nous sa famille, l’école publique, les apprentissages spécifiques, (l’hôpital de jour, les méthodes cognitivo comportementale l’orthophoniste), et enfin la psychanalyse.
Mon fils est pleinement épanoui et en progrès constants. Si on retire un de ces pieds Monsieur le député,  mon fils tombe.
Est ce vous qui allez le faire tomber ?

Mme Cahon,  Maman.

cher-e-s collègues, cher-e-s ami-e-s, 

              Face aux débats qui agitent le monde psy contre l'interdiction de la psychanalyse dans le cadre de la prise en charge de l'autisme, l'Ecole de la Cause Freudienne propose de lancer un Blog de l'autisme très prochainement. 

       Toute contribution est la bienvenue. La résistance se joue aussi par la production écrite. Les textes peuvent être courts. 

 

      Pour la région Nord Pas de Calais Picardie Artois, j'ai accepté d'être correspondante avec Patricia Wartelle (Présidente de l'ACF CAPA). Dans cette fonction, nous nous chargeons de relire les textes, d'apporter des idées, des réflexions supplémentaires aux textes avant l'envoi final à l'équipe du Blog. Vous pouvez dès maintenant envoyer vos propositions aux adresses mails suivants: patricia.wartelle80@free.framandine.mazurenko@gmail.com 

     Il est possible d'enrichir le Blog de plusieurs façons, sous plusieurs rubriques. Je les joins ci-dessous: 

 

RUBRIQUE “ buzz “ : prises de position et actions en cours,

RUBRIQUE “ ça bouge “ : les nouvelles initiatives dans l’accueil et l’accompagnement des sujets autistes,

RUBRIQUE “sur le terrain" : les difficultés rencontrées dans votre intervention auprès des sujets autistes,

Rubrique “c’est maintenant “: pour annoncer une réunion, une projection, un évènement, ou en donner un court compte-rendu,

RUBRIQUE “découvertes” : un ouvrage, un article, un film, un documentaire.

pour rédiger les articles :

5000 signes maximum, aucune mise en forme, 5 appels de notes maximum, en .doc. faites relire votre texte avant de l’envoyer.

 

N'hésitez pas à informer tout le réseau des possibles contributions reçues ou en cours. 

 

Un groupe de discussion interne au Blog va être lancé prochainement pour pouvoir échanger, partager des réflexions ensemble. 

N'hésitez pas à me contacter. 
 
Bien à vous, 
Amandine Mazurenko

C’est très grave !!! Proposition de résolution N°4134 « invitant le Gouvernement à promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de santé » www.assemblee-nationale.fr/14/

Cette proposition supportée par 93 députés, est très largement contestée dans le pays. Six mille, depuis lundi matin 10h c’est le nombre de signataires de la pétition. Prise en charge de l’autisme : OUI au libre choix de la méthode de soin, NOM à l’interdiction de la psychanalyse.
Un blog fonctionne et va être enrichi, très bientôt : www.cause-autisme.fr . On y signe la pétition. 
Un compte Twitter @lacauseautisme a été mis en place ainsi qu’une page Facebook 

La proposition du député LR Daniel Fasquelle avait provoqué des remous dans le milieu de la pédopsychiatrie.

    

Autisme : la recommandation d'interdire la psychanalyse repoussée par les députés

Un refus clair. La proposition du député Les Républicains Daniel Fasquelle, appuyée 

par plus de 90 députés de son groupe, visant à interdire toute prise en charge psychothérapeutique dans l’autisme a été repoussée en fin de matinée à l’Assemblée.

Cette proposition avait suscité de très violents remous depuis quelques jours dans tout le milieu de la pédopsychiatrie qui dénonçait «une science d’Etat», avec l’immixtion des pouvoirs publics dans le choix des thérapeutiques. Le député Daniel Fasquelle prenait appui sur les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) pour argumenter sa proposition. Or, la HAS ne demandait pas l’interdiction des pratiques analytiques, mais elle constatait que le niveau de preuves n’était pas suffisant et de ce fait ne les recommandait pas.  

 

Lors du débat à l’Assemblée nationale, Daniel Fasquelle a cité des chiffres qui montraient l’efficacité des pratiques comportementales dans la prise en charge de l’autisme. La secrétaire d’Etat chargée des Personnnes handicapées, Ségolène Neuville, a pointé le danger de dérive si les pouvoirs publics commençaient à s’immiscer dans les choix thérapeutiques, tout en mettant en avant son engagement pour la mise en œuvre des recommandations de la HAS. Et elle s’est donc opposée à la proposition ; elle a été largement suivie.

 

Eric Favereau

Journal Libération  

Questions de bonnes pratiques

Bruno De Halleux, directeur thérapeutique de l’Antenne 110 (Bruxelles), nous adresse un document-ressource qui déploie un savoir-faire rare avec les recommandations de bonne pratique.
L’Antenne 110 est un Centre de rééducation psychosociale conventionné par l’INAMI, équivalent de la Sécurité Sociale en Belgique.
Nous reproduisons ici l’introduction générale.
L’ensemble du document est accessible en ligne ici : www.antenne110.be/qdbp

Ces dernières années, deux rapports de « bonnes pratiques » ont été publiés par différents groupes d’expertise en Belgique (CSS [1], KCE [2]). Malgré des différences importantes entre les deux rapports, ils ont en commun de ne pas distinguer la spécificité de chaque approche psychodynamique et de considérer que ces approches, dans leur ensemble, diffèrent radicalement des autres (plus particulièrement des approches comportementales et développementales). Dès lors, la visée du présent document sera d’une part de préciser la spécificité de l’approche psychodynamique de l’Antenne 110 et, d’autre part, de comparer la pratique qui en découle avec les autres prises en charge psychosociales de l’enfant avec trouble du spectre de l’autisme (TSA). Notre groupe de travail axé sur les prises en charge contemporaines de l’enfant avec TSA a étudié les différentes pratiques d’intervention globale et les techniques qui font l’objet de nombreux ouvrages et publications scientifiques, que ce soit en Belgique ou ailleurs (Europe, Québec, USA). Toutes les techniques identifiées comme Evidence Based ont été soigneusement passées en revue et nous avons précisé le niveau de convergence ou de divergence de notre pratique clinique par rapport à chacune d’elles.

En ce qui concerne la spécificité de notre approche clinique, en 2006 déjà, en réponse à une demande de l’INAMI, nous avions rédigé un article intitulé « Un programme ? Pas sans le sujet » [3], article qui reprenait en termes simples les différents principes de base qui fondent et soutiennent très concrètement notre pratique.

Nous avons voulu reformuler de façon plus précise, plus détaillée, plus actuelle aussi, ce qui fait le cœur de notre approche et la pratique qui en découle. À l’Antenne 110, l’orientation de travail est la psychanalyse. Mais cette affirmation ouvre la voie à toutes sortes d’idées. Il est donc nécessaire de préciser en quoi la référence centrale à la psychanalyse oriente notre travail clinique. A l’Antenne, des cures analytiques sont-elles proposées aux enfants autistes ? Non ! Les intervenants recourent-ils à l’interprétation de leurs comportements ? Non ! Les parents sont-ils considérés comme responsables de l’autisme de leur enfant (théorie psychogénétique) ? Non ! Si nous relevons du champ psychanalytique, c’est au sens où son éthique constitue le socle de nos stratégies thérapeutiques, rééducatives et pédagogiques. Cette éthique repose sur la notion que l’enfant autiste est un « sujet », ce qui implique un respect absolu de sa singularité et donc une approche individuelle, au cas par cas. Contrairement à d’autres prises en charge qui s’appuient sur une méthode préalable valable pour tous, notre approche est basée sur un partenariat entre l’enfant et l’adulte prenant en compte les préférences, les choix, les inventions et les solutions trouvées par l’enfant lui-même.
Comme l’a indiqué le rapport du KCE,  aucun type de prise en charge psychosociale n’a actuellement pu démontrer son efficacité avec des critères scientifiques satisfaisants. Par conséquent, il nous semble important de contribuer à faire connaître l’éventail des possibles en matière de prise en charge des enfants autistes. Nous espérons qu’à travers ce document, des parents, des professionnels ou des décideurs politiques pourront trouver matière à s’y retrouver dans le labyrinthe des prises en charge du TSA, qu’il s’agisse d’être informé ou de poser un choix.

Document rédigé par les membres du groupe de travail de l’Antenne 110 sur les  prises en charge contemporaines de l’enfant avec TSA : B. Boudard, C. Detienne, C. Loones, G. Possoz.

[1] Conseil Supérieur de la Santé (CSS). (2013). Avis du conseil supérieur de la santé n° 8747 : Qualité de vie des jeunes enfants autistes et de leur famille.
[2] Belgian Health Care Knowledge Centre (KCE). (2014). Management of autism in children and young people: A good clinical practice guideline.
[3] Cet article est consultable dans la revue Préliminaire n°16 (« D’une rééducation et ses préliminaires », 2006) et dans un livre publié sous la direction de B. de Halleux (« Quelque chose à dire à l’enfant autiste : Pratique à plusieurs à l’Antenne 110 », 2010).

Le groupe de travail de l’Antenne 110* sur les prises en charge contemporaines de l’enfant avec trouble du spectre de l’autisme (TSA) publie :

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Ce document interactif est accessible à l’adresse suivante: www.antenne110.be/qdbp  (version PDF également disponible).

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